L’élection du nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), annoncée pour le 29 novembre prochain, continue de susciter un vif débat au sein de l’opinion publique.
Alors que le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, a ordonné la suspension du processus électoral, le juriste Jim Noah estime qu’aucun principe de droit ne peut plus stopper la dynamique engagée par l’instance faîtière du football camerounais.
Selon lui, la Fédération est arrivée à un « point de non-retour juridique ». Le processus électoral ayant déjà été déclenché conformément aux textes organiques de la Fécafoot, l’administration ne saurait l’empêcher de poursuivre son calendrier.
« Lorsque les textes organiques de la FECAFOOT ont prévu une date pour le début d’un processus électoral et que le moment de déclencher ce processus est arrivé, cette Fédération n’est plus tenue d’attendre un avis de conformité ad vitam aeternam pour lequel elle a pourtant saisi le Ministère bien des mois avant », explique Jim Noah.
D’après lui, l’exécutif fédéral est dans son plein droit et a même l’obligation de faire respecter ses statuts, surtout lorsqu’il a accompli toutes les démarches préalables exigées par les textes.
Le juriste conclut que la Fécafoot peut organiser son élection « en toute quiétude sans être taxée d’avoir violé un principe de droit », puisqu’elle agit pour garantir le respect de ses propres dispositions statutaires.





