Fin de Formation - ESSTIC: Beaucoup d’appelés… Combien d’élus ?

Les étudiants de l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication arrivés en fin de formation tentent de convaincre les membres du jury de la qualité de performances acquises depuis trois ans. C’est dans le cadre de la fatidique épreuve des soutenances qui sont programmées du 02 au 04 décembre 2020 dans les salles de classes de la prestigieuse école qui forme les professionnels des métiers de la communication au Cameroun, logées au Campus de l’Université de Yaoundé 1.

Des va-et-vient au milieu d’un nombre inhabituel de véhicules parqués, des bouquets de fleurs sur d’innombrables étals circonstanciés, des salles de classes mues et occupées d’un monde d’émus, de curieux et d’enthousiasmés. C’est le décor qui a pris corps ce mercredi 02 décembre 2020 au campus de l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic) à l’université de Yaoundé 1. Le grand jour qui rassemble autour des étudiants arrivés en fin de formation, proches et connaissances, remet entre les mains des membres des jurys, les destins innés, forgés ou révélés à l’issue de trois années de formation. Communication des Organisations, Edition, Publicité, Info-Doc et journalisme, ce sont les différentes filières dans lesquelles ces étudiants tentent de décrocher leurs diplômes de formation devant les jurys établis dans une dizaine de salles de classes.

En journalisme par exemple, c’est la 48ème Promotion de l’Esstic Baptisée, « Promotion Jean François NGUEGAN » qui négocie la porte de sortie. Il est environ 12heures. Depuis le matin, c’est un ballet de candidats qui s’offre en spectacle devant les membres des jurys confortablement installés et imperturbables. « Je ne savais pas qu’on pouvait donner 10 sur 20 à une soutenance. Il y a même un candidat à qui l’on a demandé d’aller reprendre sa présentation, ça ne blague pas », commente Pierre Daouda KOUOTOU NGATTI étudiant Journalisme 1 qui est venu vivre de près la fameuse épreuve des Soutenances. A côté des étudiants qui ont « lu l’heure » face aux jurys, se trouvent ceux qui les ont relativement convaincu. C’est le cas de Fouda Ateba qui après avoir soutenu sur « Football Feminin au Cameroun : l’impact du Coronavirus sur la pratique », s’en sort avec 14 sur 20 en rapport de stage, et 13 en Réalisation professionnelle. Juste après elle, Habiba Aboubakari a pu décrocher ses 15 et 13.5/20. Son travail portait sur « Les Chefferies traditionnelles musulmanes dans le Grand-Nord ».

SINGUI EJAKE ou Le Courage d’une journaliste de guerre

En salle D4, une étudiante en Journalisme sort de la salle, tout éplorée de joie après avoir presque convaincu un jury constitué de trois experts dont deux enseignants et un journaliste professionnel certifié. La jeune SINGUI a en effet eu à défendre un travail portant sur « Les actions civilo-militaire du BIR : les œuvres sociales du BIR en zone de guerre ». A côté de ce travail, un documentaire télé est diffusé avec pour titre « Soldat de Cœur ».« C’était intéressant de montrer cet aspect. Aller sur le terrain de la guerre et montrer le côté social du BIR. Le travail dépoussière un peu l’image du BIR de la force, la guerre, les armes pour faire prévaloir son humanité. C’était bien », commente le Dr MAYI, Membre du Jury. « Au plan journalistique, vous avez une très belle voix de reportage. Vous êtes condamnée à ne faire que des reportages. Vous avez également fait preuve de maitrise de votre texte », a apprécié le Pr. Christian ABOLO MBITA, président du Jury. Mention « BIEN », 15 et 16 sur 20, ont sanctionné les membres du jury.

Rappelons que, ces épreuves de soutenances qui ont commencé ce 02 décembre s’achèveront le 04 décembre prochain. Pendant cette période, l’occasion est donnée aux étudiants des promotions antérieures d’entrevoir les difficultés auxquelles ils pourraient faire face dans quelques années.