Dans cette sortie du premier secrétaire du PURS, il exhorte les États africains à reconsidérer leurs politiques de secours et leur autorité sécuritaire.
Le monde change rapidement, et l’Afrique ne peut plus se permettre d’être spectatrice de l’histoire.
Ces dernières décennies, plusieurs interventions militaires à travers le monde ont été justifiées par des arguments qui, avec le temps, ont souvent été remis en question : lutte contre le terrorisme, protection de la démocratie, armes supposées de destruction massive, ou encore opérations dites « préventives ».
Ces événements nous rappellent une réalité géopolitique : dans un monde instable, les nations qui ne sont pas capables de défendre leurs intérêts risquent de voir d’autres décider à leur place.
Pour l’Afrique et particulièrement pour les pays francophones, cette période doit être un moment de réflexion stratégique.
Nous devons nous poser des questions essentielles :
- Sommes-nous suffisamment préparés à défendre notre souveraineté ?
- Nos politiques de défense sont-elles adaptées aux nouvelles réalités du monde ?
- Nos coopérations militaires servent-elles réellement nos intérêts nationaux et continentaux ?
L’Afrique possède des ressources immenses, une jeunesse dynamique et un potentiel stratégique considérable. Mais ce potentiel ne pourra se réaliser que si nous renforçons : notre souveraineté politique, notre capacité de défense, notre coopération sécuritaire entre États africains, et surtout notre unité continentale.
Les bases militaires étrangères, les alliances sécuritaires et les partenariats stratégiques doivent toujours être évalués à une seule lumière : servent-ils réellement la sécurité et l’indépendance de nos peuples ?
Le moment est venu pour l’Afrique de penser sa sécurité par elle-même et pour elle-même.
Cela implique des armées mieux formées et mieux équipées, une coopération militaire africaine renforcée, des politiques de défense indépendantes, et une vision stratégique commune pour le continent
L’histoire nous enseigne que les nations fortes sont celles qui savent anticiper. L’Afrique doit se réveiller, s’organiser et construire sa propre architecture de sécurité. Non pas dans une logique de confrontation, mais dans une logique de dignité, de souveraineté et de responsabilité envers nos peuples.
L’avenir du continent dépendra de notre capacité à comprendre le monde tel qu’il est et à agir en conséquence





