© photo, Roch Kenfack: Photo de famille entre les participants

Une réunion de concertation a servi de prétexte à l’exécutif municipal, pour faire le point sur les questions d’accès à l’eau potable, avec des populations bénéficiaires.

« Nous nous sommes écoutés à travers les radios ; nous nous sommes lus grâce aux réseaux sociaux et aux médias papiers et cybernétiques. Aujourd’hui, nous avons l’occasion d’échanger en nous regardant dans les yeux. Les problèmes qui ont été ici soulevés sont des choses qu’à la vérité, nous touchons du doigt au quotidien. […]

» Je dirai cependant, que les conventions existantes entre la commune, à travers l’AMEE, et les comités locaux de gestion des ouvrages réalisés doivent être revisités, dans la perspective de les améliorer, au regard des résultats obtenus, au cas par cas. Cette approche participe d’une gestion moderne des projets, qui voudrait que la mise en œuvre de tout ouvrage réalisé s’accompagne, d’une action suivi-évaluation… »

Ainsi peut-on se risquer à résumer l’un des axes d’intervention de Jacquis Kemleu, maire de Dschang, à la réunion de concertation qu’il a présidée, en fin de matinée du mercredi 5 août 2020. Le cadre de cet atelier a été planté en la salle des réunions de la coopération, de la mairie.

Les échanges ont tourné autour d’un thème : « Prise de contact entre le nouvel exécutif municipal et les partenaires locaux, à la gestion des ouvrages réalisés par l’Agence municipale de l’eau et de l’énergie (AMEE). Ces partenaires sont composés des membres des comités locaux de gestion : des points d’eau potable ; des latrines publiques payantes ; et de la microcentrale hydro-électrique de Tchouandeng-Megeue.

Pour achever son intervention, le maire a observé qu’à l’arrivée de la pandémie à COVID-19, la première mesure-barrière préconisée a été le lavage des mains. Et le fait que nombre de gestionnaires d’ouvrages collectifs n’aient pas respecté leurs obligations, contractuelles, s’est nécessairement répercuté sur le niveau de maintenance globale.

« Grâce à l’intervention de la commune, Tchouandeng-Megeue ne connait plus de coupures électriques intempestives… »

Afin de pallier à cette indiscipline civique, le magistrat municipal a dévoilé sa pensé à son auditoire : « Pour mieux satisfaire les attentes que vous nous adressez, cultivons tous ensemble le réflexe de payer nos impôts, régulièrement et correctement. C’est certainement par une mobilisation commune, que nous arriverons à apporter une solution endogène à nos problèmes, en attendant le jour d’arrivée des centimes additionnels communaux… »

Au regard de l’impact de son implication, dans l’amélioration de l’accès à eau potable à Dschang, le responsable du projet ENTER a été convié à la séance de travail. Et en raison de l’empêchement de Messina Calogero, chef du projet, pour des raisons de crise sanitaire mondiale, Glwadys Djatio, responsable administratif et financier du projet, a porté la parole de ENTER.

Lors d’une de ses interventions, elle a remarqué : « Cette rencontre a permis aux différents acteurs que sont les Comités de gestion des toilettes publiques, des points d’eau, et de la microcentrale de Tchouandeng-Megeue, de comprendre l’utilité de la gouvernance de l’eau. Du moment où le projet ENTER intervient aussi à Batcham et Foumbot, nous ambitionnons accompagner ces deux collectivités, à la création d’un établissement public communal dédié à la gestion des questions d’eau, dans le genre de l’AMEE… »

Dans le reste de son propos, Glwadys Djatio a souligné le but ultime recherché par ENTER, qui est d’améliorer la gouvernance locale des ouvrages d’accès à l’eau potable, au travers d’une gestion calquée sur le modèle de l’AMEE, avec l’accompagnement de cette dernière structure.

Selon Georges Modeste Mékui, directeur de l’AMEE, « La rencontre de ce jour [a porté] sur la présentation à l’exécutif, le bénévolat que [des populations] accomplissent au quotidien, pour soutenir l’Agence dans l’accomplissement de sa mission de service public, qui se décline : en l’amélioration de l’offre en eau potable ; en l’assainissement de base ; et en l’amélioration de la couverture en énergie électrique… »

Au nombre des problèmes soulevés par des responsables de Comités locaux de gestion, il y a eu : le vandalisme constaté sur certains ouvrages ; la réticence de quelques populations à contribuer au service de l’eau ; la difficile adhésion à la dynamique dans plusieurs localités ; l’assèchement de quelques ressources en eau ; les menaces physiques formulées par nombre d’usagers ; le manque de petits matériels de travail…

Malgré ce long chapelet de problèmes, tout n’a cependant pas été noir. Et parmi les points de lumière jalonnant ces ombres, le témoignage de SM Michel Djoufack, chef du village Tchouandeng, a été remarqué, lorsqu’il a dit : « Merci à la commune de Dschang.

» Grâce à son action de réhabilitation, suivie du renforcement de la capacité, de la microcentrale hydro-électrique de notre village, toute la contrée ne connait plus de coupures électriques intempestives, du genre de ce qui se vit ici en ville… »

Redigé par: Roch Kenfack

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