Dans cette lettre, ces diplômés qui ont été recalés dans le recrutement au sein des universités d’Etat dans notre pays dénoncent l’exclusion dont ils font l’objet.
« Nous n’avons pas des lettres de « recommandation », des soutiens haut placés ou des moyens financiers pour être recrutés. Nous ne demandons qu’à être formellement intégrés dans les universités d’État du Cameroun, pour continuer à honorablement remplir les missions quotidiennes d’enseignement et d’encadrement des étudiants, sous le sceau du bénévolat. Nous savons, vous avez le pouvoir de tout changer. Tout modestement, nous vous proposons d’adjoindre à ce Pouvoir de l’Amour. King ne dit-il pas que : « Le pouvoir sans l’amour est abusif et dénué de scrupules ; de même que l’amour sans le pouvoir est sentimental et anémique. Le pouvoir, sous son meilleur jour, c’est l’amour répondant aux demandes de la justice; et la justice, sous son meilleur jour, c’est le pouvoir écartant tout ce qui s’oppose à l’amour. Vivement que les meilleurs jours des jeunes chercheurs recalés aux recrutements dans les universités d’État arrivent finalement ! Recruter s’avérant cependant comme une équation difficile à résoudre, Excellence Monsieur le Président de la République, parce que nous dénonçons et revendiquons, tuez donc définitivement les jeunes chercheurs; l’université camerounaise nous tuent déjà à grand feu tous les jours. Au moins, Martin Luther King nous rappelle tous que : « Le bon droit, même vaincu, demeure plus fort que le mal triomphant ». Nous l’emporterons, vivants ou morts ! »





