Hôpital Central de Yaoundé : Près de 80 corps abandonnés à la morgue

L’un des cadavres est là depuis 2014. Le Directeur de l’hôpital menace de remettre tous ces corps à la commission en charge des cadavres abandonnés de la mairie, pour inhumation.

Hôpital Central de Yaoundé, les morts encombrent. Sur les 150 corps actuellement dans les tiroirs de la morgue de cette structure, 78 sont littéralement abandonnés par les familles. A en croire nos confrères de CrtvWeb, l’un des cadavres est à la morgue depuis 2014. Le reste des cadavres est à la morgue depuis plus de 60 jours, la durée pendant laquelle un cadavre est légalement autorisé à rester à la morgue.

Le 10 novembre dernier, le directeur de l’hôpital de cette structure hospitalière, le Pr Jean Pierre Fouda a rendu public un communiqué de presse appelant les familles à venir identifier et récupérer leurs cadavres. Dans ce communiqué, il précisait que si les familles refusent de retirer les corps de leurs proches, l’hôpital les remettra à la mairie pour inhumation.

Une situation qui semble embarrasser l’hôpital. Selon le Pr Pierre Fouda, les cadavres, notamment ceux provenant d’autres hôpitaux, ne peuvent plus être reçus à la morgue à cause des cadavres abandonnés. « La morgue est pleine, donc on ne peut pas continuer à accepter des cadavres car il faut les soigner et bien les conserver ».

Pour un ultime avertissement, le Professeur Jean Pierre Fouda déclare qu’une liste des cadavres abandonnés serait bientôt rendue publique pour que les familles viennent récupérer leurs cadavres pour les enterrer. Après la publication de la liste, le directeur de l’hôpital précise que la commission chargée d’enterrer les cadavres abandonnés prendra le relais si les familles ne viennent pas récupérer les cadavres de leurs proches.

Alors que des allégations selon lesquelles la morgue de l’hôpital avait été fermée fusent, le patron de cette structure affirme que la morgue a toujours été fonctionnelle. Les préposés à la morgue sont occupés à recevoir et à envoyer les cadavres pour l’enterrement comme d’habitude.

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