« Ils m’ont interdit de venir au Cameroun pour enterrer ma mère »

Le célèbre bassiste camerounais, Richard Bona, a exprimé sa colère et sa frustration à l’égard du régime de Yaoundé. Dans une sortie, il a dénoncé le phénomène de corruption qui sévit dans le pays, notamment en rapport avec l’action de certains fonctionnaires qui lui ont demandé de l’argent en échange d’une médaille.

Pour Richard Bona, l’intégrité est une vertu primordiale. Sur son compte Facebook, dans un style qui lui est propre mêlant anglais, français et néologismes, il affirme avoir refusé de recevoir une médaille en raison de la corruption qui sévit dans l’administration camerounaise. « L’homme intègre qui nage toujours en eau claire. C’est d’abord celui qui a refusé une vieille pratique mise en place « tchoko » pour recevoir une médaille… « , écrit-il, rappelant que la reconnaissance ne s’achète pas.

Il révèle également avoir changé de nationalité en raison des trafics liés à son passeport camerounais. « Donnez-moi une médaille parce que je mérite de la recevoir, sinon je n’en veux pas. La reconnaissance est d’abord le sentiment d’un bienfait. Ils ont ensuite essayé de me faire payer en traficotant mon passeport… (histoire connue) pour m’effacer de l’identité… J’ai changé de nationalité. J’en ai même ajouté une autre en faisant une demande au Ghana. J’ai refusé de montrer la moindre fierté citoyenne envers un gouvernement qui opprime son peuple… », explique-t-il.

Dans son message, il met également en avant son engagement pour la cause des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, en proie à un conflit armé. Malgré l’ingratitude d’un peuple qui oublie rapidement, il reste déterminé. « Dès 2016, j’ai dit non lorsque le Noso a commencé. J’ai même écrit une chanson sur Ngarbuh, là où aucun artiste originaire du Noso n’osait le faire… Aujourd’hui, le peuple pour lequel tu t’es levé t’a déjà oublié. C’est la vie, je vais bien. Mais plus jamais. Celui à qui on a refusé le visa pour enterrer sa mère… », dénonce-t-il. Cet événement est pour lui le déclencheur de sa frustration.

« Dans cet épisode, sans aucun vrai motif… Cela a été la goutte de trop qui a fait déborder le vase… Je ne pardonnerai jamais de mon vivant… Je n’ai jamais pris de raccourci dans ma vie, et j’ai toujours été concentré sur mon travail… Personne ne peut me battre dans ce domaine… Travaillez dur et ne faites pas de bruit… Mon succès est mon bruit », conclut Richard Bona avec ironie.

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