Réagissant sur la liste des 100 meilleurs joueurs du monde du premier quart de siècle, le journaliste sportif Martin Camus Mimb estime que cette liste porte en elle des marques d’imposture et d’influence.
« Je me suis arrêté sur le classement publié par Athletics et qui s’affiche sous vos yeux. Vous remarquez très bien que dans les 15 meilleurs joueurs de l’histoire du football africain, Samuel Eto’o, Georges Weah, Didier Drogba, Mané, Salah, jusqu’à Hakimi, tous ces joueurs ont un dénominateur commun, c’est que tous ont joué dans des clubs européens. En réalité tout se passe comme si l’histoire du football africain a commencé lorsque l’Europe est devenue le centre du football. Ce n’est pas une coïncidence au hasard, ce n’est pas parce que c’est à ce moment que le football commence, c’est parce qu’il y a toute une activité et toute une stratégie derrière.
Mais je ne sais pas si ça ne vous rappelle rien, ça doit vous rappeler 1984. Des gens se sont réunis autour d’une table dans ce qu’ils ont appelé conférence de Berlin. Ils ont décidé au 19e siècle de diviser le monde et de partager l’Afrique. Et lorsqu’ils divisaient le monde et partageaient l’Afrique, ils ont décidé de coloniser et de diviser l’Afrique comme si l’Afrique n’avait jamais existé…Toute cette histoire est effacée parce que les gens ont décidé en 1884 de s’asseoir autour d’une table, de diviser le monde et donc de réécrire l’histoire. Si bien qu’aujourd’hui, si tu dis à un Africain que les rois fades et autres rois du Golfe n’étaient pas plus riches que les rois africains de l’époque, il va croire que tu lui racontes une légende. C’est la même chose qui est en train de se passer avec le football »,





