Le Tribunal de Grande Instance de Yaoundé a rendu son verdict : Pascal Tsala Bina, tradipraticien, a été condamné à 15 ans de prison ferme pour le viol de sa propre fille, alors âgée de huit ans. Une décision judiciaire qui vient clore un dossier sensible et marque une étape décisive dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux mineurs au Cameroun.
L’affaire, qui avait soulevé une vague d’indignation dans l’opinion publique dès 2024, connaît enfin son épilogue judiciaire. Pascal Tsala Bina, auteur d’actes d’une gravité extrême sur sa fille mineure, purgera désormais une peine de quinze années de réclusion criminelle, une sentence qui souligne la sévérité de la justice face à la recrudescence des crimes d’inceste.
Le parcours procédural de cette affaire aura été marqué par une forte mobilisation de la société civile. Après une première libération controversée, malgré des preuves médicales accablantes, c’est sous la pression des acteurs médiatiques et des défenseurs des droits humains que l’accusé avait été interpellé et placé sous mandat de dépôt en mai 2024.
L’instruction a révélé un scénario particulièrement sombre. Père biologique ayant délaissé l’enfant dès sa naissance, le condamné en avait réclamé la garde sous couvert de lui offrir une scolarité digne. Une fois l’enfant sous son toit, il a méthodiquement brisé son innocence, lui imposant des contenus pornographiques avant de se livrer à des agressions sexuelles répétées.
Par ce jugement définitif, le Tribunal de Grande Instance de Yaoundé envoie un message ferme. Au-delà du cas personnel de Pascal Tsala Bina, cette condamnation réaffirme l’impératif de protéger l’intégrité physique et morale des plus vulnérables au sein même du cocon familial, dernier rempart qui, dans ce dossier, s’était mué en un lieu de cauchemar.





