Cameroun : j’aimerais bien voir les hommes nus qui demandent aussi la libération du président Kamto

Célestin Djamen pense le corps de la femme est un temple sacré qui ne devait pas être exposé sur la place publique.

Certaines, nues de moitié, d’autres complètement, elles ont séché leur intimité sur plusieurs mètres dans les rues de Yaoundé, le samedi 21 novembre, pour réclamer pour la libération de Maurice Kamto, le leader du MRC, assigné à résidence depuis  deux mois.

« Maurice Kamto notre président(…) ! Kamto, Libérez ! ». Ces mots ont été scandés cette mi-journée du 21 novembre 2020 dans les rues de Yaoundé, par des femmes complètement ou presque en tenue d’Adam et Eve.

La Manifestation eu lieu au quartier Santa Barabara, près de la résidence de Maurice Kamto. Mais la manifestation a aussitôt été abrégée puisque les marcheuses été très vite stoppées par les forces de maintien de l’ordre. Une vraie folie pour

Célestin Djamen .

«Je n’ai jamais pensé que la nudité devait devenir ou être un instrument de revendication politique. Quand on reporte une revendication, quand les requêtes, les revendications sont nobles, quand les acteurs sont déterminés, on ne peut pas utiliser le corps de la femme et uniquement de la femme. Parce que j’aimerais bien aussi les hommes nus. Pourquoi pas les hommes nus ? », a fulminé célestin Djamen au cours de l’émission « Tout au clair », sur Ltm Tv.

« Parce qu’on estime que le corps de ma femme est beaucoup plus provocateur que celui d’un homme. Peut-être. Et dans ce cas-là on bascule forcément dans l’instrumentalisation du corps de la femme comme élément de choc pour pousser peut-être les autorités politiques ou de la police à libérer le président Maurice Kamto qui mérite d’être libre», a poursuivi, Célestin Djamen, le secrétaire national aux du MRC. «Arrêtez donc d’instrumentaliser nos femmes». Bien qu’il réclame le respect de libertés fondamentales, Célestin Djamen rappelle que marcher nu en public est punissable par la loi. Je pense que ces femmes qui étaient nues devraient être écrouées, mais je ne l’espère pas pour elles», a-t-il conclu