De retour au pays après dix ans d’exil, le pasteur Dieunedort Kamdem a livré une analyse saisissante sur l’avenir politique du Cameroun lors de l’émission Club d’Élites. Entre craintes face à l’après-Biya, regrets anticipés et plébiscit du leader du PCRN Cabral Libii, le fondateur de la « Cathédrale de la Foi » s’impose désormais comme un acteur singulier du débat national.
Il ne laisse personne indifférent depuis qu’il a foulé à nouveau le sol camerounais. Après une décennie d’absence, le pasteur Dieunedort Kamdem multiplie les sorties médiatiques remarquées et secoue les lignes de la transition politique. Invité ce dimanche 2 août 2026 sur le plateau de l’émission Club d’Élites sur Vision 4, le leader religieux a livré un diagnostic sans fard, loin des discours consensuels habituels.
Entre appréhensions et nostalgie anticipée
Diriger le Cameroun relève du défi permanent. Une réalité que le pasteur met en avant pour exprimer ses angoisses quant à la stabilité future du pays. « Diriger le Cameroun n’est pas facile. J’ai plutôt peur de celui qui viendra après Paul Biya », a-t-il déclaré, allant jusqu’à affirmer sur le plateau d’Obama Time que de nombreux citoyens finiront par regretter le chef de l’État actuel une fois qu’il aura quitté le pouvoir. Une mise en garde frontale contre l’inconnu institutionnel qui guette la nation.
Le choix de Cabral Libii
Malgré ses craintes profondes quant à la nature du successeur, Dieunedort Kamdem n’hésite pas à afficher ses préférences politiques. En clair, le pasteur a publiquement désigné Cabral Libii, le président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), comme le profil idéal pour porter les aspirations de la jeunesse et mener le pays vers l’avant.
Une voix pour les Églises de réveil
Revenant sur les circonstances de son retour, le fondateur de la « Cathédrale de la Foi » a tenu à clarifier sa démarche. S’il a répondu favorablement à l’appel de plusieurs pères de l’Église lui demandant de porter leur voix en raison de son statut intellectuel, il assure que sa démarche s’inscrit dans un esprit républicain. « Nous ne sommes pas là pour nous dresser contre les institutions établies, mais pour les accompagner dans une dimension purement chrétienne », a-t-il précisé.
Entre prophétie politique et repositionnement stratégique, la réapparition de Dieunedort Kamdem sur l’échiquier national illustre à quel point la question de la transition mobilise tous les secteurs de la société, y compris les chapelles religieuses, à l’aube d’échéances capitales pour le Cameroun.




