Kamto critique la suspension du REDHAC par Paul Atanga Nji

Suite à la suspension du Réseau des défenseurs des droits de l’homme en Afrique centrale (REDHAC) par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, Maurice Kamto, président du MRC, a exprimé son indignation dans un communiqué. L’opposant dénonce cette mesure qui est selon lui, une attaque contre les libertés fondamentales au Cameroun. Maurice Kamto appelle à la mobilisation contre la dictature en place.

Lire ci-dessous le communiqué du leader du MRC:

COMMUNIQUÉ SUR LA SUSPENSION DES ACTIVITÉS DU RÉSEAU DES DROITS HUMAINS EN AFRIQUE CENTRALE (REDHAC).

Par des arrêtés datés du 6 décembre 2024, le Ministre de l’Administration Territoriale a suspendu pour trois (03) mois les activités du Réseau Des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) sur toute l’étendue du territoire national.

Les motifs invoqués sont graves et laissent perplexes. La question qui interpelle immédiatement le MINAT est la suivante : comment le REDHAC a-t-il fonctionné jusqu’à la signature de ces arrêtés du 6 décembre 2024 suspendant ses activités ?

En outre, le motif de « péril sur l’intégrité du système financier national » allégué par le Ministre de l’Administration Territoriale ne relèverait-il pas plutôt de la compétence de l’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF) qui est chargée notamment de « la Lutte contre le Blanchiment des Capitaux et le Financement du Terrorisme » ?

Quoiqu’il en soit, cette suspension est un coup dur porté par le pouvoir à la défense des libertés et des droits de l’homme dans notre pays.

Pour approfondir :   Denis Omgba : « Samuel Eto’o est arrivé nous étions 3e d’une CAN »

J’invite le Ministre de l’Administration Territoriale à reconsidérer ses décisions à ce sujet. Il pourrait accorder au REDHAC un délai supplémentaire pour se conformer aux textes éventuellement violés.

Aux responsables du REDHAC j’exprime toute ma solidarité ainsi que celle du MRC.

Le coup ainsi porté contre une organisation proéminente de défense des droits humains par le régime en place annonce clairement son intention à l’orée de l’année 2025, une année électorale cruciale.

Un pareil coup doit tenir les Camerounais en éveil et dans une mobilisation permanente contre une dictature qui étouffe le pays depuis très longtemps maintenant.

La dictature n’a pas d’amis. Nous devons tous ensemble y faire face sans faiblesse.

Fait à Yaoundé le 8 décembre 2024

Maurice KAMTO Président National du MRC.

 

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