Kareyce Fotso s’inquiète de la tribalisation du débat politique

Dans un pamphlet qui sonne comme un cri d’alarme, la célèbre chanteuse camerounaise en appelle à une prise de conscience collective.

« CAMEROUNAIS, OUVRONS LES YEUX : CE N’EST PAS UNE AFFAIRE DE TRIBU, C’EST UNE AFFAIRE DE SYSTÈME

En 2025, soyons vigilants.
Ne tombons plus dans le piège.
Ceux qui sont à l’origine de notre souffrance n’appartiennent pas à une seule tribu.
Ils viennent de toutes les ethnies du Cameroun.
Alors non, ce n’est pas une question de Bamiléké, de Beti, de Toupouri, de Bamoun, Les Bafut, de Bakoko, de Bakweri, Bassa’a. De Maka , de Douala , de Mbamois etc
C’est une question de mauvaise gouvernance.
Ce que nous devons changer, ce n’est pas une tribu.
C’est un système.
Regardons bien : de la présidence au Sénat, en passant par l’Assemblée nationale, les ministères, les directions générales…
Toutes les tribus y sont représentées.

Mais qu’est-ce qu’ils ont fait ensemble ?

Ils se sont unis, eux, pour nous faire souffrir.
Et pendant qu’ils boivent du champagne entre eux, eux de toutes origines,
ils nous apprennent à nous haïr, à nous diviser, à nous accuser les uns les autres.
Ils nous disent que si on n’a pas de lumière, c’est la faute de la tribu d’en face.
Que si l’eau ne coule pas, si les hôpitaux s’effondrent, si les écoles meurent, si la vie est chère,
c’est à cause de l’autre tribu.

Mais eux ?

Eux ont su créer leur propre tribu.
Une tribu discrète mais bien réelle :
la tribu des oppresseurs, la tribu des jouisseurs, la tribu de ceux qui profitent.
Et nous, le peuple ?
On nous pousse à créer la tribu de la haine, de la jalousie, de la division…

Assez !

Nous aussi, créons notre tribu.
Celle des enfants du Cameroun.
Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.
Peu importe notre langue, notre nom, notre village.
Ce qui nous lie, c’est la même souffrance, la même soif de justice, la même envie de vivre dignement.
Appelons cette tribu, tout simplement : Le Peuple.

En 2025, que l’alternance soit.
Que le Cameroun gagne.
Pas une tribu
Pas un clan
Mais nous tous ».

 

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