L’économiste et consultant de Vision 4 pense que le gouvernement a géré de la meilleure des manières le kidnapping des personnes par Boko haram. Il salue par la même occasion l’initiative du lanceur d’alerte Nzui Manto en faveur de la mère des enfants kidnappés.
Dans le cadre de l’émission « club d’élites sur vision 4 où il intervient comme consultant permanent il dira que : « Le gouvernement a bien géré le kidnapping. Vous savez, le gouvernement était soumis à une terrible pression. Il était interpellé de partout et, en même temps, c’était très difficile à gérer. Le gouvernement aurait pu, peut-être, sortir l’argent pour payer, disons, répondre aux exigences des preneurs d’otages. Mais nous, on aurait pu regarder ce qu’il y a dans le gouvernement. Comment ? Donc, nous ne pouvons pas savoir… ».
« Vous savez, un gouvernement, ce n’est pas un dieu, une divinité Il ne peut faire que ce qui est possible. Donc, ce que nous attendions, c’est le résultat. Le gouvernement ne peut pas… Ce sont des hommes, avec des moyens humains. Il ne faut pas en attendre… Il ne faut pas en attendre des pratiques magiques ou religieuses pour résoudre les problèmes réels. Le gouvernement, à mon sens — moi qui suis toujours très critique de ce gouvernement —, pour ce qui concerne l’action spécifique des sauvetages des otages, c’est vraiment du 20 sur 20 ».
Concernant la levée de fonds mise en œuvre b par le lanceur d’alerte Nzui Manto pour la maman des enfants kidnappés. « La solidarité nationale, chaque fois qu’elle s’exprime devant un drame, il faut l’encourager. La seule chose, ce sont plutôt peut-être les non-dits ou bien les projets sous-jacents à cela. Peut-être pour montrer que le gouvernement ne fait rien. C’est ça qui n’est pas bon. Mais la solidarité, chaque fois qu’on a un événement malheureux, même si le gouvernement intervient en tant que puissance publique, il y a toujours, assez souvent, des acteurs non gouvernementaux. Ça peut être des hommes d’affaires, ça peut être, je ne sais pas moi, la société civile […] C’est donc bien. C’est bien dans le principe. L’important, dans ces choses-là, c’est que ce soit sincère ».





