La campagne électorale tire déjà à sa fin, et dans cette mouvance, le candidat du PCRN continue son exhortation à la jeunesse camerounaise à travers cette tribune.
« MA LETTRE QUOTIDIENNE DE CAMPAGNE
Mardi, 7 octobre 2025
Chères camerounaises,
Chers camerounais,
Chers jeunes compatriotes,
Tandis que la vague orange déferle du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, j’entends le murmure distant et bourdonnant d’une vieille classe politique qui refuse la fossilisation comme unique félicité. Pourtant, son action répugnante depuis plus de quatre décennies aux sommets de l’État n’a fait que la conduire parmi les vestiges les plus tristes et détestables de notre histoire commune.
Ils disent vertement et au mépris de la fulgurance de notre esprit que : « La Vague Orange n’a que la jeunesse pour programme politique ».
Quelle mégalomanie !
C’est à l’aide d’une telle phraséologie qu’ils croient réprimer la passion de la Vague Orange afin d’assurer encore sept années de plus à des personnes sans foi ni loi, possédantes et oisives, qui n’ont eu que pour seule mission l’oppression jusqu’aux soupirs des larges masses populaires jeunes qui font la grande part de notre pays.
Ils exhument fièrement cet artifice parce que depuis 43 ans, ils n’ont jamais composé avec les jeunes. Ceux-là mêmes qui sont sans cesse morts sur les feux destructeurs qu’ils ont allumés par leur passion pour le népotisme, la corruption, la médiocrité et le clientélisme.
À la Vague Orange, nous composons avec des adultes bien évidemment, mais aussi et surtout avec les jeunes, parce que nous avons l’inébranlable conviction que, s’agissant du Cameroun, nous aurions tort de penser qu’il faut « également » adresser la question de la jeunesse. En réalité, il ne faut pas « aussi », il faut « surtout » et « commencer » par là.
Dans la Vague Orange, vous êtes ces jeunes exacerbés par l’offrande morne et insipide des vieillards qui vous gouvernent et dont la seule inspiration préfigure le mal.
Vous êtes ces jeunes déjà déchirés par toutes les fatalités que ces 43 ans de misères nous imposent.
Vous êtes ces jeunes cerveaux dont les diplômes se fanent dans la vaine attente d’être utiles, parce que Biya et ses suppôts ont depuis belle lurette éjecté le mot « mérite » de leur quotidien.
Vous avez vu les meilleurs d’entre vous partir, happés par l’immigration choisie, fatigués de se heurter aux murs de la médiocrité et des passe-droits, pendant que les médiocres amis de ce régime s’asseyent sur les trônes du mérite en nous narguant.
Vous avez vu vos rêves se briser aux vestibules des concours truqués d’avance, pendant que les fils du pouvoir décrochent par favoritisme des places sans même savoir le pourquoi du comment.
Dans la Vague Orange, vous êtes ces jeunes ayant frappé longuement aux portes de l’emploi et à qui l’on a posé la question : « Qui est votre parrain ? Nul n’entre ici s’il n’est adoubé ! » C’est hélas la triste réalité d’un régime inhumain où la soumission élève plus que le travail.
Vous êtes ces jeunes qui avez entendu vos sœurs geindre dans des bureaux parce que les portes des promotions ne s’ouvrent qu’au prix de leur dignité.
Vous êtes ces jeunes qui avez entendu des promesses bourgeonner à la télévision mais flétrir dans les tiroirs des ministères.
Vous avez monté des projets, mais des mains invisibles les ont dérobés et rebaptisés au nom d’un tel ministre ou d’un tel « fils de… ».
Vous avez été présélectionnés pour des financements, mais ce régime corrompu a tout avalé avant même que vous ne sachiez à quel moment l’opportunité vous avait échappé.
Vous avez voulu entreprendre, mais ils vous ont asphyxiés par une fiscalité excessive.
Vous avez vu des fonds qui vous étaient destinés être détournés vers des comptes en Suisse, transformés en catalyseurs incontournables pour l’étalage d’un luxe agressif et traumatique face à vos misères.
Vous êtes ces jeunes laissés pour compte, déconnectés, sans eau, sans école, sans le moindre rien.
Vous êtes ces jeunes qui avez trop attendu et qui refusent désormais d’attendre sept ans de plus et de trop.
Parce que la Vague Orange est là et vous offre aujourd’hui un présent unique : l’opportunité d’être ensemble, artisans et bénéficiaires d’un Cameroun qui protège et qui libère les énergies.
Au soir du 12 octobre 2025, quand vous m’aurez fait Président de la République du Cameroun, je vous promets formellement et solennellement que :
- je créerai un Fonds National de l’Innovation (FNI) pour le financement des PME et des start-up ;
- je rendrai l’éducation gratuite et obligatoire pour la tranche de 7 à 11 ans ;
- je lancerai le Programme National de Formation et d’Apprentissage pour adapter nos jeunes aux métiers de demain ;
- je créerai et/ou équiperai un collège, un lycée ou un centre de formation technique dans chaque arrondissement, pour les filières agro-pastorales, les métiers du bois, du coton, du textile et de la mode. Toutes nos universités offriront ces formations au niveau supérieur ;
- je m’emploierai à ce que le capital serve à investir et non à payer l’impôt. Grâce à l’outil informatique innovant dénommé SIGIFTE (Système Informatique de Gestion Intégrée de la Fiscalité et des Transactions Économiques), j’instaurerai une fiscalité allégée pour protéger le capital des investissements.
Chers jeunes,
En choisissant le bulletin orange, vous donnerez la meilleure sanction à ce régime en retard d’utilité sociale, qui s’est employé à défendre et sauvegarder ses intérêts égoïstes au détriment du bien-être des forces vives de la nation que vous constituez.
La Vague Orange, en s’élançant, laisse le reflet de la rupture et du progrès. C’est l’image du Cameroun que nous appelons de nos vœux. Aujourd’hui, jeunesse, puisses-tu penser à ce Cameroun comme tu aurais approché tes mains de tous tes trésors retrouvés. Le 12 octobre prochain, si tu choisis le bulletin orange, ils seront notre plus belle victoire.
Le 12 octobre 2025, nous réussirons ensemble.
Dans cinq jours, je serai élu Président de la République du Cameroun.
Président Cabral Libii »





