Simon Pierre Etoundi, journaliste officiant à Cameroon tribune estime, au vue de la belle prestation des lions indomptables lors de cette coupe d’Afrique des nations au Maroc qu’il de l’espoir au sein de cette équipe pour le futur.
« Il faut aussi saluer, à sa juste valeur et au regard des circonstances, le travail du sélectionneur David Pagou. En peu de temps, sans confort excessif, il a installé une ossature, clarifié des rôles et surtout redonné une lisibilité collective. Ce n’est pas rien dans un environnement où la continuité est souvent la première victime. Bien sûr, tout n’a pas été parfait. La marge offensive, la gestion de certains temps forts ou faibles, la maîtrise émotionnelle dans les moments décisifs restent des chantiers ouverts. Mais ces manques sont ceux d’une équipe en construction, pas d’un groupe en fin de cycle. Cette CAN marocaine laisse donc un sentiment mêlé : la douleur de l’élimination et la conviction que quelque chose a été enclenché. Le Cameroun repart sans trophée, mais pas les mains vides. Il repart avec une génération qui a appris, une base qui existe, et une perspective qui se dessine. Le football n’est pas une science exacte, encore moins une ligne droite. Il est fait de détours, d’échecs utiles et de victoires différées. À condition de savoir lire les signes. Ceux laissés par ces Lions Indomptables invitent moins à la colère qu’à la patience et à la lucidité. La sixième étoile attendra. Mais l’avenir, lui, a déjà commencé. Et il s’annonce prometteur… »





