Voici le condensé de la lettre des membres du Congrès américain à Marco Rubio ce 4 novembre 2025.
Neuf (9) membres du Congrès des États-Unis ont écrit au Secrétaire d’État Marco Rubio pour exprimer leur « vive préoccupation face à la crise post-électorale au Cameroun » après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
Les élus américains dénoncent notamment les violations massives des droits humains, les irrégularités électorales et la répression politique observées pendant et après le scrutin.
Ils notent que le président Paul Biya, 93 ans et au pouvoir depuis 43 ans, a été déclaré vainqueur avec 53,66 % des voix, contre 35,19 % pour Issa Tchiroma Bakary, dans un climat de forte tension.
Le retrait de Maurice Kamto de la compétition, la suspension d’organisations civiles comme REDHAC, et les arrestations arbitraires d’opposants, journalistes et activistes ont entaché la crédibilité du processus électoral.
La lettre des membres du Congrès américain au secrétaire général Marco Rubio évoquent aussi :
-Assassinat de Mme Zouhaira, enseignante à Garoua (21 octobre 2025).
-Enlèvement et meurtre d’Abe Michael, député membre du mouvement sécessionniste (22 octobre 2025).
-Arrestations d’Anicet Ekane, Florence Titcho, Djeukam Tchameni (Union for Change) et de l’activiste Fabrice Guera.
-Disparition du professeur Jean Calvin Abba Oyono, conseiller d’Issa Tchiroma, dont le sort reste inconnu.
Le Congrès américain avertit que la situation pourrait déstabiliser toute la région du bassin du lac Tchad (Nigéria, Tchad, Gabon, RCA).
Les violences dans les régions anglophones (Nord-Ouest et Sud-Ouest) et les attaques de Boko Haram menacent la sécurité régionale.
Une telle instabilité pourrait affaiblir la coopération entre le Cameroun et les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme et la sécurité maritime du Golfe de Guinée.
Les membres du Congrès demandent à Marco Rubio
- De faire pression pour la libération immédiate des prisonniers politiques au Cameroun.
- De tenir responsables les auteurs de crimes et de violations des droits humains, y compris les forces de sécurité impliquées
- D’encourager toutes les parties (pouvoir, opposition, société civile) à s’abstenir de toute violence.
- De favoriser un dialogue politique inclusif, avec une médiation régionale ou internationale, pour une transition pacifique.
Parmi les signataires : Eleanor Holmes Norton, James P. McGovern, Yvette D. Clarke, Jonathan L. Jackson, Sheila Cherfilus-McCormick, Eugene Simon Vindman, Sydney Kamlager-Dove, André Carson et Jennifer McClellan.





