Selon le rapport d’audit de cette société d’Etat que vient de publier la Chambre des comptes de la Cour suprême du Cameroun, sur la période 6 ans allant de 2015 à 2020, Camtel perd 90 % des revenus du téléphone fixe même si avec internet, elle essaye de rattraper le tir.
Sur une période de 6 ans, c’est donc près de 90 % des revenus du téléphone fixe que la structure à capitaux publics perd meme si on note que les services fixes de Camtel ont contribué à 67% au chiffre d’affaires de l’entreprise, suivis des services de transport (18%) et des services mobiles (15%).
En effet, Les données divulguées par la Chambre des comptes dévoilent surtout une chute drastique du chiffre d’affaires réalisé par Camtel sur le téléphone filaire, qui est un produit phare depuis belle lurette. selon ce rapport, l’entreprise a généré jusqu’à 20,9 milliards de FCFA de revenus au cours de l’exercice 2015 – sur un chiffre d’affaires global des services fixes de 63,9 milliards de FCFA – le chiffre d’affaires sur le téléphone fixe a progressivement chuté, pour atteindre seulement 1,8 milliard de FCFA en 2020 – sur un chiffre d’affaires global de 63,7 milliards de FCFA cette fois-ci – correspondant à une baisse de plus de 90% sur une période de 6 ans.
Cette perte de revenus sur le téléphone fixe, qui s’explique par la forte pénétration du téléphone mobile dans le pays, est cependant compensée par la forte croissance du chiffre d’affaires sur l’internet. Selon les données révélées par la Chambre des comptes de la Cour suprême, le service internet filaire de Camtel a généré des revenus de 44,2 milliards de FCFA en 2020, contre seulement 29,9 milliards de FCFA en 2015.
Pour la direction générale de Camtel : « L’amélioration du positionnement de la Camtel dans le segment de la téléphonie mobile est soumise aux contraintes liées principalement à l’investissement qui est requis pour bâtir le réseau et le mettre au niveau qui le rapprocherait des investissements réalisés par ses concurrents en une vingtaine d’années d’activité. Chacun d’entre eux possède plus de 2 500 sites dans tout le pays, à l’opposé de la Camtel dont les efforts menés à date ont permis de disposer de 454 sites en production, qui soutiennent le marché couvert par la marque Blue».





