Dagobert Nwafo pourchassé par ses codétenus à Kondengui.
Dans l’obscurité oppressante de la prison centrale de Kondengui, un homme lutte non seulement contre ses propres démons, mais aussi contre la haine farouche de ses codétenus. Son nom : Dagobert Nwafo. Un nom désormais amèrement gravé dans la mémoire collective
Le 27 mai 2025, ce dernier a été inculpé pour l’assassinat du petit Mathis, un garçon de seulement 6 ans. Il a pris un poignard et l’a planté dans le bras puis dans le cou de l’enfant, qui a succombé à ses blessures peu de temps après.
Mais derrière cette étape judiciaire, une autre réalité bien plus sombre se déroule. Depuis son arrivée à Kondengui, Dagobert Nwafo est devenu la cible de la haine collective des détenus. Selon nos sources au sein du pénitencier, il est la victime d’un martyr quotidien, pris à partie par ceux qui le considèrent comme un monstre, un assassin d’innocents. La violence s’est déchaînée à plusieurs reprises : bastonnades, intimidations de celui qui a arraché la vie à un enfant sans défense.
«Nous sommes ici parce que nous avons volé, mais toi, tu es ici parce que tu as tué un enfant… Tu vas nous rendre cet enfant ! », lance un détenu.
Face à cette situation, l’administration pénitentiaire a dû prendre des mesures drastiques : changer la cellule de Nwafo à trois reprises, espérant le protéger de ses poursuivants. Mais la menace persiste, et l’angoisse monte chaque jour un peu plus dans cette cage de béton.





