Les « Hautes Instructions» au Cameroun, on les applique, sans hésitation

ENCORE DES HAUTES INSTRUCTIONS !

Il y a à peine 2 semaines et avec le résultat en demi-teinte des Lions Indomptables à la CAN TOTAL, il y a eu un débat sur l’entraineur national. Le Ministre des Sports a alors décidé, sur la base des « Hautes Instructions » du Président Paul Biya, de maintenir l’entraîneur portugais.

 Alors qu’on croyait le débat clôt, voilà que les mêmes « Hautes instructions » viennent nous désigner une autre équipe, dirige par le Camerounais SONG BAHANAG.

Et tout ceci, sans la moindre explication !

Les « Hautes Instructions » sont devenus la passerelle où peuvent transiter toute décision et son contraire, sans le moindre besoin de justification et sans la moindre souci de la cohérence.

Les « Hautes  Instructions» au Cameroun,  on les applique, sans hésitation, ni murmure. Et quand bien même ces « Hautes Instructions » nous commanderaient un Premier Ministre ou même un Président du Cameroun, nous n’aurons plus qu’à baisser la tête de soumission !

Les Camerounais croient réinventer l’histoire du monde. Ils ne savent pas qu’ils jouent un vielle pièce de théâtre qui date du début de l’Humanité : chaque fois qu’un Chef d’Etat devient trop âgé, son entourage entreprend toujours de s’approprier le pouvoir pour en puiser abusivement les ressources publiques et de reproduire le pouvoir à l’identique.

Mais comme le montrent le cas Bourguiba en Tunisie, Houphouët en Côté d’ivoire et plus récemment Mugabe au Zimbabwe, ces techniques de brigands et de flibustiers ont rarement bénéficié à leurs auteurs.

Par contre, elles sont extrêmement dangereuses !

Des individus totalement incontrôlables, sans mandat et responsabilité politique, et agissant dans l’ombre, au nom d’un Président trop âgé et trop usé, ne peuvent pas résister à la tentation d’user de ce pouvoir usurpé pour nuire à ceux qui ne sont pas d’accord avec eux ou qui peuvent se présenter comme une entrave à leurs sombres projets.

Avec de tels individus à Etoudi, personne n’est plus à l’abri d’un sombre arbitraire au Cameroun ! Tout le monde peut désormais se faire arrêter, spolier, agresser ou assassiner au nom des « Hautes Instructions » !

Avec cers « Hautes Instructions » venant on ne sait d’où, personne ne peut plus dormir en paix au Cameroun, ni manger avec appétit !

Et ceci reste valable aussi bien pour ceux qui éprouvent ouvertement leur désaccord avec ce terrifiant état de chose qu’avec ceux qui croient ménager leur sort en soutenant contre tout bon sens la « jeunesse » de Biya… Encore que le Président lui-même n’y est pas préservé puisque l’une des stratégies de ces individus est de l’encoconner et paralyser sa volonté.

Personne n’a demandé au Président Biya de démissionner puisqu’il a été élu en 2018. Mais il est trop âgé et il est impossible de tolérer davantage la constitution de cette GESTAPO au sommet de l’Etat.

Nous avons besoin des décisions gouvernementales motivées, discutées et critiquées, et non de mystérieux oukases de Jéhovah qui nous viennent du Palais à travers les « Hautes instructions », sans qu’on puisse nous prouver que Biya lui-même y est pour quelque chose.

Nos institutions le permettent : le Président étant fatigué, la saine gestion de l’Etat réclame qu’il sorte tout ce pouvoir monstrueux du Palais au profit du Premier ministre Chef du Gouvernement et des Conseils Régionaux : ceux-là au moins, assument leur décision devant la loi et devant le peuple camerounais.

Et c’est cela qu’il faut faire… tout de suite.

 

 

Dieudonné Essomba

 

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie:

Mike Ndoumou, l’entraîneure adjointe des Lionnes Indomptables, a livré ses impreessions après le tirage au sort de cette compétition féminine. « Je la prends comme

Une voix qualifiée du football africain qui s’est exprimée Asamoah Gyan, l’ancien capitaine des Black Stars du Ghana, estime clairement qu’il nya pas de débat.

Le journaliste Jean Claude Mbede estime que l’immeuble siège de la fédération Camerounaise de football ( fecafoot) devrait être rebaptisé sous le nom de Iya

Dans cette tribune de Jean Bruno Tagne, journaliste, il est clair que le remaniement ministériel tant attendu ne se fera que sous les bonnes auspices

Le lion indomptable Samuel Kotto dans cette sortie évoque la belle expérience engrangée dans cette coupe d’Afrique des nations mais également les regrets. « Ça

Le président national du Mouvement Réformateur Samuel Billong dans cette communication semble etre inquiet de la possibilité du parti d’Issa Tchiroma Bakary, le FSNC de