L’histoire triste d’une mère malade, rejetée par son employeur

Après avoir été gravement malade à cause de ses conditions de travail, Blandine NGO BAYEM Rebecca a été brutalement licenciée sans aucun soutien.

Le  lanceur d’alerte Boris Bertolt rapporte les faits :

ELLE EST AU BORD DE RENDRE L’ÂME  APRÈS AVOIR ÉTÉ TORTURÉE PAR SON EMPLOYEUR ALORS QU’ELLE ÉTAIT ENCEINTE

Blandine NGO BAYEM Rebecca , mère de famille, a travaillé pendant 18 mois à Douala pour BSL Cameroun, entreprise sous-traitante du service de dépôt de visas pour l’Ambassade d’Italie à Yaoundé. Engagée comme assistante administrative. Sauf qu’elle aura connu une fin tragique du fait de la méchanceté de son employeur.

Ce qui devait être un emploi stable est devenu un véritable enfer professionnel et humain. Dès qu’elle annonce sa grossesse, le climat déjà pesant devient hostile. Son superviseur direct, Askhay, un jeune fraîchement débarqué de Yaoundé, commence à lui faire des avances sexuelles. Lorsqu’elle les rejette avec fermeté, il entame une campagne de harcèlement moral contre elle : pressions, humiliations, isolement.

Pire encore :

Elle ne disposait d’aucune couverture CNPS, ni d’assurance santé ;

Elle n’avait pas de bulletin de paie, donc aucun droit ;

Elle devait travailler enceinte sur un tabouret de bar sans dossier, jusqu’à ce que son mari intervienne énergiquement pour réclamer une chaise de bureau digne.

Le 7 février 2025, elle est retrouvée inconsciente au sol par sa fille de 10 ans, victime d’une crise d’éclampsie, suivie d’un AVC hémorragique. Elle est transférée en urgence à l’hôpital général de Douala et placée en réanimation

Le 10 février, son mari informe M. Bawesh, directeur de BSL, de l’hospitalisation critique de Blandine.

Mais le 13 février, en pleine réanimation, elle est licenciée sans préavis, sans explication, sans même un appel.

Elle n’a jamais reçu de coup de fil, aucun message, aucun mot de soutien de ses collègues, de ses supérieurs ou de l’entreprise. Aucune lettre de congé maternité ne lui a été remise, malgré ses demandes répétées.

C’est seulement grâce à une sommation interpellative déposée par huissier que la famille découvre que Blandine a été licenciée.

Alertée, l’ambassade d’Italie à Yaoundé, bien que saisie de la situation, n’a jamais réagi.

Pis encore : les preuves d’un licenciement prémédité ont été interceptées dans un groupe WhatsApp interne de l’entreprise, rédigé en hindi, où les échanges démontraient une volonté concertée de l’écarter.

Malgré cette violence institutionnelle, l’Inspection du Travail a été saisie. Une convocation est adressée à l’entreprise. Mais au lieu d’assumer ses responsabilités, BSL proposait une enveloppe de 400.000 FCFA, comme pour acheter le silence et refermer l’affaire sans aucun respect ni reconnaissance de la gravité des faits.

Aucune lettre de compassion, aucun appel de soutien, aucun geste de la part de BSL Cameroun, ni même de l’Ambassade d’Italie, pourtant informée personnellement par le mari de Blandine.

 Cette affaire expose une double violence : celle d’un employeur prédateur dans un système sans contrôle, et celle du silence complice d’une institution diplomatique.

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