« L’obsession de l’origine du candidat est une illusion… »

Dans cette sortie d’oscar Djiki, il est évident que dans le cadre d’une élection, l’origine du candidat est une diversion.

« La véritable question est simple : Elimbi Lobe accepterait-il d’être candidat dans le Mfoundi ? La réponse est évidente : non. Non pas parce qu’il n’est pas originaire du Centre, mais parce qu’il sait qu’il n’y a aucune chance d’y triompher. Et ce constat vaut pour bien d’autres : si l’on proposait au maire de Yaoundé 2 de se présenter à Yaoundé 7 ou même à Douala, il refuserait sans hésiter. Car chacun cherche le terrain où ses chances de victoire sont maximisées ».

« C’est pourquoi l’obsession de l’origine du candidat est une illusion commode, une diversion pour ceux qui n’ont rien accompli de tangible. Ils agitent le drapeau de l’ethnie, espérant que l’appartenance suffira à masquer leur vacuité. Mais l’élection n’est pas une loterie tribale : c’est un jugement rendu par des électeurs qui se souviennent des idées, des actions et des empreintes laissées.   Je ne peux m’empêcher de sourire lorsque j’entends certains demander combien d’élus non originaires de l’Ouest sont élus à l’Ouest. Comme si l’élection se réduisait à un concours de naissance . Là-bas, ceux qui gagnent battent d’autres candidats, qu’ils soient originaires ou non. L’origine n’est pas un sésame : ce sont les initiatives, les investissements et la vision qui forgent la légitimité.   Être élu, c’est avoir marqué les esprits. Ceux qui brandissent l’argument ethnique sont souvent ceux qui n’ont rien accompli là où ils veulent régner. Ils espèrent être élus par défaut, par élimination des véritables bâtisseurs, comme des statues sans piédestal. L’ethnie devient alors le refuge des inactifs, le masque des invisibles, l’argument des impuissants  La question de l’origine est donc une fausse problématique, une ivresse de la raison politique. Ici, il ne s’agit pas de nominations distribuées comme des héritages, mais d’élections où il faut convaincre des électeurs libres. Et le paradoxe est grand : on parle davantage des élus, qui doivent conquérir les suffrages, que des gens nommés, qui n’ont rien eu à prouver.   Quant à moi, je ne pourrais pour l’instant être élu nulle part au Cameroun, même pas dans mon village. Car l’origine n’est pas le critère par lequel on m’élira : ce sont mes réalisations, mon parcours et ma vision qui intéresseront les électeurs. Et, à mon sujet, qu’y a-t-il d’intéressant ? Rien, comme chez Elimbi Lobe. Voilà la vérité nue : l’ethnie n’est qu’un prétexte brandi par ceux qui n’ont rien laissé derrière eux, sinon le vide ».

 

 

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