La femme d’affaire prospère démonte les revirements d’Issa Tchiroma Bakary et Bello Bouba Maigari à la veille des élections.
Invitée sur le plateau de l’émission « La Rétro » diffusée dimanche dernier sur Canal 2 International, la sénatrice Françoise Puene, plus connue sous le surnom de Mamy Nyanga, s’est exprimée avec son franc-parler habituel sur le départ de deux membres gouvernement, Issa Tchiroma Bakary et Bello Bouba Maigari, à trois mois seulement de l’élection présidentielle.
Revenant sur ce qu’elle qualifie de « revirement de façade », la sénatrice du Haut-Nkam, fidèle militante du RDPC (parti au pouvoir), estime que ces départs ne sont pas forcément définitifs. « On ne sait jamais, peut-être dans deux semaines ces messieurs vont recommencer à demander qu’on vote le RDPC. C’est cela, la politique », a-t-elle déclaré.
Pour la milliardaire, il est incohérent de renier soudainement un leader avec lequel on a partagé plusieurs décennies de combat. « S’ils poussent le bouchon jusqu’au bout, c’est qu’ils ne sont pas sérieux. Vous ne pouvez pas être avec quelqu’un pendant 30 ans et venir, à la veille des élections, dire que cette personne est mauvaise », a-t-elle martelé.
Sur le débat de l’âge du président Paul Biya, candidat potentiel à sa propre succession en 2025, Mamy Nyanga n’a pas mâché ses mots : « Quand on dit que Monsieur Biya est vieux, il y a quelle différence entre lui et Monsieur Bello Bouba ? » s’est-elle interrogée. Pour la femme d’affaires, PDG de l’hôtel Franco à Yaoundé, l’âge du chef de l’État ne devrait pas être utilisé comme argument politique.
La sénatrice appelle les Camerounais à la lucidité : « Les Camerounais doivent rester froids. Ils doivent rester dignes et ne plus se laisser détourner par des délinquants politiques », a-t-elle lancé.
Pour rappel, Issa Tchiroma et Bello Bouba ont quitté le gouvernement dans un contexte préélectoral tendu et ont annoncé dans la foulée leur intention de se porter candidats à la présidentielle. Une posture que Mamy Nyanga juge peu crédible après tant d’années passées dans le sillage de Paul Biya.





