Méconnu il y’a quelques années, Ebap dans le diocèse d’Ebolowa sur l’axe goudronné Mengong-Sangmélima a vu des pèlerins, des chercheurs et d’avantages des malades accourir à la recherche de la guérison.
Une seule personne à l’origine de toute cette agitation, Mgr Raphaël Joubert Mermos Ella, prélat de l’Église Catholique Orthodoxe d’Antioche et de Jérusalem dont la cathédrale St Raphaël d’Ebap est devenue en quelque année seulement, le temple des miracles et des guérisons pour de nombreux cas désespérés.
La thérapie ici, c’est la médecine douce ou la guérison par les plantes. Des connaissances encore cachées sur les vertues des herbes médecinales transmisent de mère à fils depuis des générations et dont les recherches de l’Évêque ont réussi à percer les secrets de la guérison et à soulager les patients de nombreuses maladies qui n’ont pas trouvé solution dans les hôpitaux.

Le cas du gingembre
<< Tous le monde connaît le gingembre qui chez nous accompagne de nombreuses sauces et boissons au quotidien. Il s’agit d’une plante assez spéciale avec de nombreuses vertues thérapeutiques >> : Nous précise le prélat coincé dans son laboratoire entre plusieurs tubes d’essais.
Selon Mgr Raphaël Joubert Mermos Ella, les bienfaits du gingembre pour la santé son nombreux. Introduit dans nos vie, il favorise la digestion en augmentant la production de salive et de la bile. Le gingembre prévient également la constipation, l’indigestion, les ballonnements de ventre et les crampes en augmentant la motilité gastrique. En outre il peut soulager les douleurs liées à l’exercice en augmentant le flux sanguin et l’apport d’oxygène aux muscles endoloris.
Tout en contre-bas de l’évêché, des plantations à perte de vue où figurent en bonne place un champ semencier d’expérimentation dont les sillons regorgent de nombreux plantules de gingembres. << Mon souhait en ce moment est de transmettre tout ce savoir aux jeunes qui le désirent >> : argumente t-il. Selon lui le gingembre aurait le vent en poupe en ce moment. Contrairement au cacao il pousse beaucoup plus vite. Il a un court-cycle et est beaucoup demadé sur le marché local.
Selon le prélat, transformé en poutre, il coûterait davantage plus chère. Il intervient aussi bien dans la fabrication des liqueurs que dans l’industrie du cosmétique. L’industrie agroalimentaire s’arrache ses services et tutoie allegrement l’industrie du médicament pour qui son principe réactif favorise l’activité d’enzymes comme la trypsine et la lipase pancréatique.

Le gingembre peut également réduire le risque de maladie cardiaque
L’errudit travaille actuellement sur un patient souffrant de maladie cardiovasculaire. Tout ce qui nous a amèner à nous demander comment est-ce que cela fonctionne ? La réponse du prélat ne se fait pas attendre : << Le gingembre régule l’activité des plaquettes, des cellules sanguines qui contribuent à la coagulation du sang et à la prévention des saignements incontrôlés >>.
Il combat également les douleurs. En effet, le gingembre est très efficace pour lutter contre l’inflammation, le gonflement et la douleur chez les patients souffrant d’arthrite, mieux que les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’acide méfénamique et l’ibuprofène.
Tout récemment, sa congrégation vient de signer une convention avec des hommes d’affaires français pour la production de la semence et la construction dans le diocèse d’une usine de transformation. Un partenariat qui il l’espère, va booster la filiaire du gingembre et offrir des opportunités d’emploi aux jeunes seigneurs de la terre qui désirent se lancer dans cette spéculation.




