« CHERIF c’est d’abord un nom qui impose. Ensuite une voix, un regard, une stature. Enfin un style : celui d’un journaliste pétri d’intelligence, d’élégance et de loyauté. Dès les bancs de l’École de journalisme de Yaoundé, il s’impose. Cadet de sa promotion, il devient pourtant le chef de meute de cette génération dorée qui a donné à la presse camerounaise des figures de proue comme Emmanuel WONGIBE, Christian L. WANGUE d’heureuse mémoire, Linus Pascal FOUDA, Célestin BOTEN, François Marc MODZOM… Un flair, une authenticité douce mais ferme, une noblesse d’attitude qui ne l’aura plus quitté.
Il faut dire que le bonhomme est héritier d’une noble lignée peule. Ce n’est point un détail. On le sent dans sa façon de parler peu mais juste, de commander sans hausser le ton, de trancher sans blesser, de séduire sans insister. Mais aussi dans cette capacité rare à imposer le respect sans jamais humilier. CHERIF ou l’art du leadership en gandoura : souple, feutré, efficace.
De simple reporter à Directeur central, il aura gravi les échelons sans jamais presser le pas. Chef de service Culture, grand reporter, rédacteur en chef, éditorialiste… il aura occupé tous les postes du temple cathodique. Toujours avec cette rigueur tranquille, cette autorité bienveillante, et ce sens de l’équipe qui faisait croire à chacun de ses collaborateurs qu’il avait une relation « privilégiée » avec le REC, le DR ou le DC. Impression savamment entretenue, qui aura permis à CHERIF de mobiliser ses troupes jour et nuit, week-ends compris, sans jamais donner l’impression d’en abuser. Un véritable chef d’orchestre affectif. Mieux, un vrai chef de gang »





