Ma chère Merveille,
Je t’écris avec un cœur lourd, le cœur d’une maman qui ne t’a jamais portée dans son ventre mais qui, aujourd’hui, ressent la douleur comme si tu étais ma propre fille. Tu n’avais que 23 ans… À cet âge, on devrait encore rêver, rire, danser, espérer. Mais au lieu de cela, ton sourire s’est éteint à cause de la cruauté de ce monde et de la méchanceté de certains êtres humains.
Je ne connais pas ton assassin, mais je sais qu’il t’a arrachée à ta famille, à tes amis, à tous ceux qui t’aimaient, sans même penser à la vie que tu avais devant toi. Mon cœur de mère se révolte. Je ressens cette colère froide et cette tristesse profonde. Comment peut-on ôter la vie à une si jeune femme ? Comment peut-on briser ainsi une destinée encore en construction ?
Ma chère enfant, je sais que là où tu es maintenant, il n’y a plus de douleur, plus de larmes, plus de peur. Mais ici, sur cette terre, nous pleurons. Nous pleurons la beauté de ton âme, la lumière de ton sourire, et toutes les promesses que ton avenir portait.
Je prie pour que le Tout-Puissant t’accueille dans Sa lumière et t’offre la paix éternelle. Je prie aussi pour que justice soit faite, pour que ceux qui t’ont fait du mal répondent de leurs actes. Tu ne reviendras pas, Merveille, mais ta mémoire vivra, et chaque maman, chaque femme, chaque sœur portera un peu de ta flamme pour que jamais ton nom ne s’efface.
Repose en paix, ma fille.
Du cœur d’une maman qui pleure pour toi.
Odile Atanga





