Mfou : Un collectif de Chefs menace les Chinois à la carrière de Nlobisson

Il s’agit du Collectif des Chefs traditionnels de 3e degré du groupement Ndi Bene, l’un des 08 groupements que compte la commune de Mfou. Ils disent agir au nom des populations mécontentes et promettent bientôt de passer à la vitesse supérieure. En face l’autorité administrative les a neutralisés en leur présentant d’une part, le timbre diplomatique que revêt l’entreprise qui exploite cette carrière de par la nationalité de ses sociétaires. D’autre part, Mme le Sous-préfet de Mfou a présenté à ces Chefs traditionnels indélicats, le respect de la normativité institutionnelle dont ils sont un maillon en tant qu’auxiliaires de l’administration. Du coup, le mouvement d’humeur prend un coup de moins bien et l’Etat sauve les Chinois d’une fronde sociale.

Tout a commencé en le 15 Mars dernier avec une correspondance dont le timbre s’intitule « Collectif des Chefs traditionnels de 3e degré du groupement Ndi Bene », marqué en objet dont « Mécontentement des populations du groupement Ndi Bene ». Une lettre solide avec des termes récriminant l’état des routes usagées par les camions transportant les produits de la carrière Nlobisson, une entreprise de la société chinoise Zhong Guo Wu Anang Kouang Ye Sarl.

Dans cette correspondance, le Collectif des Chefs en question dit agir au nom des populations des villages Beguele, Ndanko, Essabah, Nlobisson 1, Akok et Ossol. Tous ces villages appartiennent au groupement Ndi Bene, l’un des 08 groupements que compte la commune de Mfou. Ils ont donc formellement saisi cette entreprise chinoise, pour leur faire part de ce qu’ils ont appelé le « Mécontentement des populations du groupement Ndi Bene », avec des copies laissées à Madame le Sous-préfet de Mfou, au Maire de Mfou, le Chef de groupement Ndi Bene, le Commandant de Brigade de gendarmerie de Mfou, le Commissaire spécial et le Commissaire de la sécurité publique, de Mfou.

En effet, ces populations se plaignent que depuis le démarrage des activités de cette carrière, les camions qui transportent les extrants de cette entreprise chinoise, soulèvent une épaisse couche de poussière qui expose tous les riverains aux infections respiratoires suivant le cahier de charge. Outre l’étroitesse de la route, non conforme à ce genre de trafics, où les croisements sont difficiles, le mauvais état de l’axe et l’excès de vitesse, entraînent des accidents divers: Des camions qui se renversent, certains chauffeurs de camions qui roulent à tombeau ouvert… Toute chose qui expose les populations à une insécurité permanente.

Le Collectif des Chefs traditionnels du groupement Ndi Bene a donc donné un ultimatum, un délais d’un mois afin que, si rien n’est fait, les populations rendront la situation déplorable pour ces villages et surtout pour ces chinois dont les activités seront contraintes à l’arrêt faute de voies de transport de leurs extrants vers leurs clients.

Prenant ce Collectif à contre-pied avec tact et circonspection après avoir pris connaissance des desiderata de ces administrés, Mme le Sous-préfet de Mfou Germaine Tchakounté Wandja très sage et assez intelligente, a répliqué à travers une autre correspondance, qui fait des observations suffisamment pertinentes du cadre débordant de l’initiative de ces Chefs traditionnels à l’endroit d’une entreprise économique de la place, revêtue d’un timbre diplomatique de la part de la nationalité de ses sociétaires. Elle rappelle à ces autorités traditionnelles le respect de la normativité institutionnelle dont elles sont un maillon en tant qu’auxiliaires de l’administration, en référence et renvoyant à leurs missions décrites dans le décret 77/245 du 15 Juillet 1977 portant organisation des chefferies traditionnelles, élargies à toute éventualité d’instruction hiérarchique, tout en interpellant leur gouverne de la réserve des questions d’entretien des routes rurales affectées aux missions des Collectivités territoriales décentralisées notamment, la Commune de Mfou.

Voilà un recadrage pur et simple qui vient noyer le mouvement d’humeur dans l’œuf et sauver les Chinois d’une fronde sociale.

Affaire à suivre…

Par Engelbert MFOMO, L’Activateur

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