Droit dans ses bottes, Anicet Ekane rejette tout compromis avec le régime de Paul Biya.
En pleine crise post-électorale, le président du MANIDEM, Anicet Ekane, affiche une ligne de fermeté absolue face au régime de Paul Biya. Toujours détenu au Service central des recherches judiciaires (SCRJ) de Yaoundé, l’homme politique refuse catégoriquement toute idée de négociation, qu’il considère comme une trahison envers le peuple camerounais.
Arrêté pour son soutien à Issa Tchiroma Bakary lors de la présidentielle du 12 octobre 2025, Anicet Ekane affirme être la cible de multiples pressions visant à l’amener à transiger avec les autorités. Le patron du MANIDEM, connu pour sa rigueur idéologique et son engagement panafricaniste, reste néanmoins inflexible.
Dans un message publié sur sa page Facebook, le nationaliste martèle son refus de tout compromis :
« Négocier, c’est trahir ! Dès les premières tentatives désespérées du Régime, nous avons été clairs. Le respect des résultats sortis des urnes est un préalable inaliénable. »
La libération des détenus au cœur de ses exigences
Anicet Ekane exige également la libération de toutes les personnes interpellées pendant la contestation post-électorale.
« Il en est de même aujourd’hui de la libération des détenus politiques et de tous les citoyens incarcérés arbitrairement », écrit-il.
Rappelons que Anicet Ekane avait été interpelé aux côtés des autres soutiens de Issa tchirima, à l’instar de Djeukam Tchameni et le professeur Jean Calvin Aba’a Oyono.
Pour le leader du MANIDEM, aucune solution politique n’est acceptable tant que les « véritables résultats » ne seront pas reconnus et que les militants arrêtés ne seront pas libérés.





