Dans cette sortie du blogueur, il estime que le parti au pouvoir le RDPC devrait pour ce moment de deuil faire la paix pour rendre hommage à l’homme politique décédé.
« Chers dignitaires du RDPC, la maturité politique se mesure aussi dans l’hommage rendu à l’adversaire. Aujourd’hui, avec la levée de corps de Anicet Ekane, notre pays est entré dans un moment de recueillement et de mémoire. Au-delà des clivages, au-delà des partis, au-delà des divergences parfois profondes, c’est un homme qui s’en va. Un homme de convictions. Un homme qui, durant de longues années, a porté une voix, une vision, un idéal pour le Cameroun. Un parti politique, par définition, est une organisation dont la vocation est de conquérir et d’exercer le pouvoir. C’est sa nature. Mais la démocratie ne se réduit pas à une compétition permanente. Elle est aussi et surtout un espace de confrontation pacifique, de respect mutuel et de reconnaissance réciproque. Dans une démocratie apaisée, on peut être adversaires sans être ennemis. On peut s’opposer fermement sur les idées, tout en se respectant profondément en tant qu’êtres humains. On peut se battre politiquement… et se retrouver dans la dignité lorsque l’un des nôtres disparaît. Le Cameroun a aujourd’hui rendez-vous avec sa maturité démocratique. Il serait juste, il serait grand, il serait digne que des hauts responsables du RDPC soient officiellement représentés pour lui rendre hommage. Ce ne serait pas un acte partisan. Ce serait un acte républicain. Ce serait reconnaître qu’avant d’être opposant, Anicet Ekane fut un fils de la Nation. Qu’avant d’être contradicteur, il fut un acteur engagé de la vie publique. Qu’avant d’être une voix dissidente, il fut un citoyen profondément attaché à son pays »





