Opinion : Aurelien Chedjou « la politique ce n’est pas un truc. Je ne la ferais jamais »

Aurelien Chedjou

Dans un documentaire réalisé par nos confrères de So Foot, Aurélien Chedjou s’est longuement confié sur son passé, son actualité et son avenir. Voici quelques phrases phares de ses confidences.

« Imaginez un garçon de 15 ans qui avait sa routine, ses potes, sa famille, quitter le Cameroun pour l’Espagne. Je ne suis pas arrivé en France quoi ! Je suis arrivé en Espagne, je ne connaissais rien en espagnol. Même si à l’école, j’avais des cours d’espagnol, ce n’était pas ça. En plus, je suis arrivé en plein hiver. C’était en février 2000. C’était très difficile. Je me rappelle, après ma première séance d’entrainement, je suis allé plonger ma main dans l’eau chaude parce que j’avais extrêmement froid. On a fait huit mois sans jouer. Pour appeler la famille, il fallait se déplacer à une cabine et au Cameroun, il fallait que la famille se déplace à 22 ou 23 heures. C’était vraiment difficile pour donner les nouvelles à la famille. Je me rappelle, mon premier coup de fil c’était deux mois et demi après mon départ. Ma maman était inquiète, elle pleurait et tout. Mais lorsque je l’ai appelé, elle était un peu tranquille. »

« En France, je me retrouve en national, on me dit que je n’ai pas de niveau. Je joue avec des mecs qui ont déjà roulé leurs bosses. Chaque week-end, c’est la même chose et je me retrouve en DH où je touchais 200 euros. Les jeunes doivent savoir que c’est très difficile. Aujourd’hui, vous nous voyez à la télévision mais il faut savoir que nous avons vraiment galéré. »

« L’entraineur qui m’a donné ma chance c’est Claude Puel. C’est le premier qui a cru en moi et qui m’a lancé dans le grand bain contre Marseille. C’était mon premier match en ligue 1. Ce que je retiens chez lui c’est cette rigueur. A chaque séance d’entrainement, il faut être à fond. Lui aussi, il participe aux séances, il fait les tacles, il fait les abdos. Il m’a vraiment marqué. » « J’ai envie d’être agent de joueur pour aider mes jeunes frères camerounais, leur donner ce que le football m’a donné, leur donner la possibilité d’embrasser une carrière professionnelle. »

« Il y’en a qui se disent agents et qui vont escroquer les familles et laissent les enfants dans les rues en Europe. Ce qui n’est pas humain. C’est méchant de leur part. Il faut savoir qu’en Afrique qu’en un gamin vient en Europe, c’est vraiment l’espoir de la famille. Nous qui avions réussi par exemple, nous nous occupons des frères, des sœurs et de la famille toute entière. »

« C’est vrai qu’on ne dit jamais jamais mais la politique ce n’est pas truc. Je ne la ferais jamais. Je ne comprendrais jamais les politiciens. Je préfère aider les gamins à aller à l’école et d’avoir l’eau potable. Il faut savoir que mon village (Bamendjou) est assez retiré et il y a des coins au Cameroun où les populations n’ont pas d’eau potable. Je préfère ce genre d’actions sociales que d’être politicien. »  » Je ne suis pas du tout pour la VAR. Parce que même avec, ça n’améliore rien. Y a ce coté du foot où les gens se disputent entre eux pour voir s’il y avait but ou pas, ça fait partie de la beauté du jeu ».

 

Press-sport

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