À compter du 1er janvier 2026, le dispositif de contrôle sécuritaire des marchandises au Port Autonome de Douala connaîtra une évolution majeure. Conformément aux instructions du Chef de l’État, le Port Autonome de Douala met en œuvre une réforme structurelle visant à renforcer la sécurité nationale, à moderniser la chaîne logistique et à aligner les procédures portuaires sur les standards internationaux.
Dans ce cadre, les opérations d’inspection non intrusive des cargaisons seront désormais assurées par Transatlantic D, dans le cadre d’une concession accordée par le Port Autonome de Douala. Cette évolution s’inscrit dans une logique de continuité institutionnelle et de renforcement de la souveraineté sécuritaire du port, et non dans une rupture brutale.
Une décision institutionnelle fondée sur la fin naturelle d’un contrat
Jusqu’en 2025, ces opérations étaient assurées par SGS dans le cadre d’un contrat signé en mars 2015. Arrivé à son terme, ce contrat n’a pas été renouvelé, l’évaluation de son exécution ayant mis en évidence des limites techniques et opérationnelles incompatibles avec les nouvelles exigences de sécurité et de performance fixées pour le port de Douala.
Il ne s’agit donc pas d’une mise à l’écart soudaine, mais de la conclusion normale d’un cycle contractuel, suivie du choix d’un nouveau modèle jugé plus adapté aux enjeux actuels.
Faire du scanning une véritable fonction de sécurité nationale
La réforme engagée vise avant tout à repositionner le scanning comme une fonction de sécurité à part entière, clairement distincte des formalités douanières.
Désormais, 100 % des marchandises — import, export et transit — sont intégrées dans un même cadre de contrôle sécuritaire, mettant fin aux zones grises et aux angles morts.
Le dispositif est entièrement intégré à l’enceinte portuaire sécurisée, permettant au Port Autonome de Douala de reprendre la pleine maîtrise de la chaîne de sécurité, de l’arrivée des cargaisons jusqu’à leur sortie.
Dans cette architecture, Transatlantic D intervient exclusivement comme opérateur technique spécialisé, au service de la politique de sécurité définie et pilotée par le Port Autonome de Douala.
Sécurité renforcée, commerce facilité
Au-delà des enjeux sécuritaires, cette réforme poursuit également un objectif économique clair :
faciliter les échanges commerciaux, améliorer la fluidité logistique et contribuer, à terme, à la réduction du coût de la vie, tout en maintenant un haut niveau de sécurité nationale.
Des procédures plus lisibles, une meilleure répartition des flux, et une traçabilité renforcée doivent permettre de réduire les coûts indirects liés aux délais et aux incertitudes logistiques, au bénéfice des opérateurs économiques comme des consommateurs.
Une étape charnière pour le Port Autonome de Douala
L’année 2026 s’annonce ainsi comme une étape charnière pour le Port Autonome de Douala, engagé dans une dynamique de modernisation et de mise à niveau de ses infrastructures et de ses procédures.
Sous la conduite de sa direction générale, le port entend consolider son rôle stratégique en Afrique centrale, renforcer la confiance des partenaires économiques et affirmer sa capacité à concilier sécurité, performance et développement économique.






One Response
Cette mesure a été annulée par le ministre des Finances Motaze et TransAtlantique ne fera pas le scanning. Je peux vous envoyer la note du Ministre par email.