Parc Technologique d’Assoua-Baboute : Le Cameroun cherche 120 milliards

Le projet consiste en la création d’une zone industrielle de transformation agricole de haute technologie dotée d’un centre de recherche et développement dans l’arrondissement de Nkoteng, région du Centre.

Le Cameroun veut donner corps au projet de construction d’un parc technologique agro-industriel de référence dans la localité de ‘’Ouassa Babouté’’ dans l’arrondissement de Nkoteng, région du Centre. Le ministre des Mines, de l’industrie et du Développement technologique, Gabriel Dodo Ndoke, a de ce fait lancé un Appel public international à manifestation d’intérêt (Apmi) le 12 novembre 2020 en vue de sélectionner une entreprise ou un groupement d’entreprises devant fournir un accompagnement pour le financement, l’aménagement, l’équipement et l’exploitation de ladite infrastructure.

L’Etat voudrait précisément établir un partenariat public-privé (PPP) avec le promoteur dans le cadre du financement du projet. Celui-ci devra par ailleurs élaborer les plans détaillés d’ingénierie et architecturaux ; doter le parc de l’infrastructure de base devant accueillir des entreprises de haute technologie ; doter le parc d’un manuel de procédures pour son exploitation et son management. Le promoteur devra par ailleurs créer une société de droit camerounais entièrement dédiée au projet qui en assurera la gestion.

Le projet d’Ouassa-Babouté consiste en la mise en place d’une zone industrielle de transformation de haute technologie étendue sur 405 hectares et d’un bassin de production de 539389 hectares pour une enveloppe globale de 120,175 milliards de Francs CFA. Les activités ciblées portent sur la production et la transformation de céréales, tubercules et plantains, fruits et légumes, huiles essentielles et aromatiques, lait et dérivés et le cacao entre autres. Capacité visée : 800 000 tonnes en quatre et deux millions de tonnes après dix ans.

Les autres attendus du projet portent sur la limitation de l’exode rural, la création de plus de 8000 emplois en zone rurale et urbaine, le transfert de technologie, un élargissement de l’assiette fiscale, une économie davantage tournée vers le savoir-faire local et la conquête des nouveaux marchés.

Ladite zone sera dotée d’un centre de recherche de haut niveau capable d’accueillir des chercheurs de tous horizons ; une infrastructure d’accompagnement des entreprises et des producteurs de matière première ; une zone commerciale, des centres de formation pour le développement de la ressource humaine, entre autres. Il est par ailleurs attendu que la technopole serve à terme de pôle de tourisme technologique.

Elaboré avec le concours de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), le projet du technopole de Ouassa-Babouté a fait l’objet d’un appel public à manifestation d’intérêt en 2018 sans que cela n’aboutisse à la désignation d’un promoteur. Le 19 février 2019, le même projet a été présenté à des investisseurs nationaux, des opérateurs économiques et à des institutions financières internationales.

La création de cette technopole rentre dans le cadre des programmes mis en place par le gouvernement camerounais afin de relever les défis de croissance démographique et de sécurité alimentaire. Le développement des technopoles agroindustrielles a été retenu comme principale orientation stratégique de cette ambition avec pour visée spécifique l’émergence d’une agriculture de seconde génération. L’approche gouvernementale contenue dans le Programme de de développement des agropoles repose sur la création d’exploitations modernes de production, de transformation et de commercialisation des produits d’agriculture, d’élevage et forestier. 

Source : L’Elite -N°048

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