Paul Biya après 43 ans à la tête du pays, veut encore gouverner un peuple.
Âgé de 91 ans, Paul Biya s’apprête à briguer un huitième mandat d’affilé à la tête du pays. Il est le deuxième plus ancien président en exercice au monde, juste derrière Teodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale. En 2015 déjà, il lançait cette phrase énigmatique en face d’un président français: « Ne dure pas au pouvoir qui veut, mais dure qui peut… »
Mais cette longévité a un prix pour les Camerounais : pauvreté endémique, chômage massif des jeunes, corruption institutionnalisée. Sous gouvernance Biya, l’espoir s’est mué en résignation pour une grande partie de la population.
La répression des voix discordantes est devenue la norme. L’opposant Maurice Kamto, disqualifié par Elecam de la course présidentielle, en est une victime emblématique.
Inflation galopante, services publics délabrés, écoles en ruine, hôpitaux sans équipements… Pendant que les Camerounais serrent la ceinture, Paul Biya s’accroche à son fauteuil doré. À 92 ans, il n’offre aucun espoir de transition. La misère s’est installée durablement, et l’alternance semble toujours un mirage lointain.





