Paul Biya veut un 8e mandat et distribue du riz aux Camerounais

Paul Biya veut tromper les Camerounais avec un sac de riz pour rester au pouvoir 7 ans encore.

La présidentielle camerounaise aura lieu le dimanche 12 octobre 2025. Onze candidats sont officiellement en lice, parmi lesquels  Paul Biya, au pouvoir depuis 1982. Après  43 années de règne, l’homme fort d’Etoudi brigue à nouveau un  8ᵉ mandat, alors que le pays s’enlise dans la pauvreté, le chômage et la dégradation des services sociaux de base.

Une campagne fondée sur la flatterie et la manipulation

Pour tenter de séduire un électorat de plus en plus désabusé, l’équipe de campagne du président sortant multiplie les promesses et les gestes symboliques. Sur le terrain, des sacs de riz estampillés à l’effigie de Paul Biya, des préservatifs, du  sel et d’autres articles de première nécessité sont distribués dans plusieurs localités.

Une stratégie que de nombreux observateurs qualifient de  « politique du ventre », visant à endormir un peuple qui, en  plus de quatre décennies, n’a vu que stagnation et promesses non tenues.

43 ans de pouvoir, 43 ans de manques

Routes en ruine, hôpitaux délabrés, écoles abandonnées, pouvoir d’achat en chute libre : le bilan est lourd. Le Cameroun, autrefois présenté comme un pays prometteur, souffre aujourd’hui d’une gouvernance vieillissante, coupée des réalités quotidiennes.

« Le peuple camerounais mérite mieux qu’un sac de riz pour acheter son avenir », confie un habitant de Yaoundé, indigné par la campagne du parti au pouvoir.

Un candidat invisible mais omniprésent par ses effigies

Fait étonnant : Paul Biya est quasi invisible sur le terrain. Aucun grand meeting, aucune prise de parole publique majeure. Seuls ses  portraits géants et statues  décorent les villes et villages du pays. Une absence qui alimente les doutes sur sa capacité réelle à diriger le Cameroun pour  sept années supplémentaires.

« Comment un homme absent pourra-t-il encore gouverner un peuple en souffrance ? », s’interroge un militant de l’opposition.

Le temps de passer la main

De plus en plus de voix s’élèvent, à l’image de l’évêque de Yagoua, qui a récemment exhorté le chef de l’État à  laisser la place ; Pour beaucoup, il est temps que Paul Biya tire sa révérence et permette au pays d’écrire une nouvelle page de son histoire politique.

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie: ,

Le projet de liaison ferroviaire entre le Cameroun et le Tchad fait face à un premier blocage diplomatique. Alors que Yaoundé a officiellement validé un

Réunis à Yaoundé dans le cadre d’une journée spéciale, les élus nationaux ont tiré la sonnette d’alarme face à la persistance du paludisme. La Coalition

Pour leur entrée en lice dans cette Coupe du Monde 2026, Kylian Mbappé et Lionel Messi ont immédiatement imposé leur marque. Le capitaine français a

L’horreur a frappé le village de Baloum, dans la région de l’Ouest. Un jeune artisan, accusé de vol, a été immolé par le feu par

Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, et le Haut-Commissaire de l’Inde, S.E. Vijay Khanduja, ont exploré, ce 16 juin à Yaoundé, de nouveaux

À la veille de l’inauguration de son nouvel hôtel de ville, la Commune d’arrondissement d’Ebolowa II a réuni du 15 au 16 juin 2026 ses