Un célèbre Feynman camerounais au nom de « PDG Magloire », accompagné de deux disciples se présentant au Cambodge comme ingénieurs en chimie monétaire, sont tombés sur une décharge où les attendait une somme de 1,5 million de dollars.
Lire l’observation du Dr. Jacques Noumsi sur cette affaire:
PDG MAGLOIRE, UN FEYMAN DE PLUS ARRÊTÉ : JUSQU’À QUAND VA DURER CETTE ILLUSION ?
Quand j’étais petit, les feymen étaient nos superstars. Je suis né à Nkong, dans le Moungo, le berceau des plus grands feyman du pays. Là-bas, avoir un grand frère ou un cousin qui « faisait dans la chimie monétaire » était une fierté. Il revenait au quartier en V8, téléphone dans chaque poche, veste Gucci sur épaules Versace, chaînes en or qui brillent plus que l’avenir de certains, et toute une génération applaudissait.
Mais aujourd’hui, avec un peu de recul et beaucoup de lucidité, je ne vois plus des modèles. Je vois des ruines ambulantes. Des anciens princes du « quick money » devenus mendiants de leur propre passé. Des hommes arrêtés, enterrés, ou simplement oubliés. Des maisons revendues, des familles à la rue, des enfants qui découvrent trop tard que leur père ne leur a laissé que des dettes et une réputation pourrie.
Ils arnaquent, ils flambent, ils se prennent pour des boss. Mais quand l’argent coule, ce n’est pas la réussite. C’est juste la lumière d’un feu de paille. Et quand ça s’éteint, ils retournent au « terrain », comme des accros au mirage de la facilité. Mais tout le monde finit par payer car déposseder un être humain de sa fortune en lui vendant du rêve c’est l’assassiner deux fois .
Et la fin ? Pour beaucoup : la prison. D’autres : la mort lorsqu’ils sont pris en flagrant délit . Sans héritage. Sans honneur. Des enfants abandonnés. Des familles ruinées. Rien, sinon des souvenirs flous de “grande vie” passée. Est-ce que ça vaut le coup ?
À vous, mes frères, jeunes du Moungo, du Cameroun ou d’ailleurs, qui rêvez de devenir feyman pour fuir la pauvreté : réfléchissez. On ne construit pas une vie solide sur le mensonge. Le travail honnête peut être lent, dur, frustrant, mais il donne quelque chose qu’aucune arnaque ne pourra jamais offrir : la paix intérieure, la fierté de ce qu’on bâtit, et la dignité.
À ceux d’entre les feymen qui ont peur d’abandonner la vie facile, pensez à vos enfants, vos familles et surtout n’oubliez jamais qu’arnaquer pour briller, c’est comme allumer un feu avec de l’essence : ça éclaire fort, mais ça te brûle vite.
Travailler à la sueur de son front, ce n’est pas être pauvre. C’est être libre.
Et la vraie réussite, c’est celle qu’on peut transmettre sans se cacher.







