Me Jean de Dieu Momo terriblement humilié à la Chambre d’agriculture de Yaoundé

Jean de Dieu Momo

Voulant justifier par un mauvais exemple que son gouvernement respecte les droits de l’Homme, le ministre délégué à la justice a été stoppé net, vendredi dernier par la présidente de l’Alliance des Forces Progressistes.

Jean de Dieu Momo a certainement passé un mauvais week-end. C’est le commentaire qui meublait toutes les lèvres vendredi dernier à la Chambre d’agriculture de Yaoundé. Invité à la cérémonie de la célébration mondiale de l’Afrique, le ministre délégué à la Justice s’est présenté vêtu d’un beau boubou bleu clair et d’une chechia sur la tête. Il s’est installé aux premières loges de la salle, mais c’était sans savoir ce qui devait lui arriver.

Au début de la cérémonie, un des exposants, l’avocat et l’enseignant de droit, Claude Assira, a pris la parole, et a indiqué, parlant de Jean de Dieu Momo, que : « leur compagnon est allé de l’autre côté ». Comme pour dire que, l’actuel ministre délégué à la justice qui était connu pour son combat dans la défense des droits de l’Homme a aujourd’hui pris cause et fait pour l’oppression. Ces mots n’ont pas été du gout de Jean de Dieu Momo, qui, prenant la parole à son tour a indiqué qu’il reste et demeure défenseur des droits de l’Homme et a tenté de donner à l’assistante une petite leçon sur les droits de l’Homme.

Faisant un rapprochement avec le fait que la cérémonie était organisée dans la chambre d’agriculture, il a affirmé que : « l’agriculture nourrit l’homme » et s’est félicité du fait qu’il n’y ait pas violation des droits de l’Homme au Cameroun car le peuple bénéficie de la nourriture produite par l’agriculture.

C’est après ces mots que Jean de Dieu Momo en a pris pour son grade. Lors de sa prise de parole, Alice Sadio a d’abord rappelé à Jean de Dieu Momo que l’administration qu’il sert est mal placée pour se targuer de respecter les droits de l’Homme, et a dénoncé « la politique du souverainisme et panafricanisme du Cameroun qui ne concourt pas à défendre les intérêts des camerounais, notamment dans la juste répartition de la nourriture ».

« On ne peut pas partager une nourriture qui n’existe pas » a-t-elle indiqué. Avant d’ajouter que « la production de la nourriture est préalable au partage de cette nourriture ». Or, « le leadership politique actuel ne favorise pas la production de cette nourriture, et n’a mis sur pied aucun mécanisme de juste répartition. »

Dans la région de l’Extrême-Nord, les populations sont menacées chaque jour de crise alimentaire. Pour Alice Sadio, Jean De dieu Momo a fait « un mélange de genres », en venant prendre un exemple de ce genre, là où on parle des difficultés d’accès à la justice pénale. Après avoir ainsi été rabroué, le ministre délégué à la justice a quitté la salle sans crier garde !

 

Lavoixducentre.info/237actu.com

Redigé par: Yann Vlad Atanga

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