Borel Teguia, ce jeune camerounais de 25 ans, passionné des technologies, a mis au point un prototype de drone pour surveiller les frontières du nord du Cameroun.

A 25 ans, le jeune ingénieur camerounais en énergies renouvelables décrit les avantages de ce drone « solaire » par rapport aux drones habituels, notamment en termes d’indépendance et de durée de vol (de 1 à 2 heures par rapport aux drones typiques dont la durée de vol est d’une demi-heure).

« J’ai étudié dans le nord du Cameroun et j’ai vu de nombreuses familles contraintes de quitter leurs maisons à cause de la guerre. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. Il n’y a rien de plus horrible que la guerre et rien de plus précieux que la vie humaine », déclare celui qui dit vouloir aider le gouvernement à combattre Boka Haram.

« J’ai commencé à travailler sur cet appareil miniature capable de voler, de réaliser des vidéos en temps réel et de mieux surveiller les frontières camerounaises. Je voulais, pour ainsi dire, donner au ciel camerounais un œil qui surveillerait ses frontières », poursuit-il.

Après avoir travaillé dans plusieurs succursales locales d’EDC (Electricity Development Corporation) et d’Aliqo Energy, Borel a fondé sa propre société, Tobus Drone, et s’est consacré exclusivement au développement de son projet. « J’ai réalisé qu’il y avait un énorme problème de contrôle sur tout le continent africain. Les drones pourraient être une solution. Aujourd’hui, les drones sont impliqués dans l’agriculture, les télécommunications, la santé, la cinématographie, la construction, l’art et la culture. C’est une aubaine pour notre société ».

L’ingénieur parle d’un drone en aluminium et en plastique à quatre moteurs symétriques. Le drone pèse 700 grammes; il est assez stable, ce qui facilite son contrôle.

 

Redigé par: Liliane EYenga

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