Paul Biya a ordonné hier 3 octobre la libération de 333 détenus de la crise dans les régions du Sud-ouest et Nord-Ouest.

Une mesure présidentielle qui intervient en plein « grand dialogue national ». « J’ai décidé ce jour de l'arrêt des poursuites pendantes devant les tribunaux militaires contre 333 personnes arrêtées et détenues, pour des délits commis dans le cadre de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest. », a écrit le chef de l’Etat sur ses comptes Facebook et Twitter, déclaration reprise  dans un communiqué par Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la république.

Une mesure dont ne bénéficierait vraisemblablement pas Julius Ayuk Tabe, leader séparatiste et président autoproclamé de l'Ambazonie, condamné à vie par la justice camerounaise.

Dans la grande salle du Palais des congrès, où se tient le grand dialogue national, la mesure a été accueillie sous une pluie d’applaudissements.

Les Etats Unis ont rapidement réagit « C’est un premier pas encourageant vers un dialogue pacifique dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du Cameroun», a Twitté Tibor Nagy, Secrétaire d’Etat américain en charge des questions africaines.

Pour certains observateurs, cette mesure aurait pu s’étendre à toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone, mais aussi post électorale. « il s’agit là incontestablement d’un bon petit pas dans la bonne direction, mais il serait mieux de libérer les prisonniers politiques camerounais, anglophones et francophones confondus, afin d'établir une paix définitive », a estimé le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P), une organisation consacrée aux droits humains et à la démocratie.

Redigé par: Eric Adjouda.

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