Les rues des principales villes du Nord-Ouest et du Sud-ouest sont désertes ce lundi 7 octobre 2019.

En effet, au lendemain de la fin du grand dialogue national convoqué par le chef de l’Etat, la situation dans plusieurs localités des régions du Nord-Ouest et Sud-ouest, reste globalement la même.

Selon nos sources sur place, Bamenda et Buea en cette matinée affichent le visage de véritables « villes fantômes ». Les habitants de ces villes en proie à une grave crise sécuritaire, par peur de représailles, sont restés calfeutrés chez eux, répondant ainsi l’appel  lancé par les séparatistes, déterminés à créer un Etat qu’ils vont baptiser « Ambazonia ».

Les activistes sécessionnistes avaient déjà décrété trois semaines de villes mortes, pour disent-ils, empêcher la rentrée des classes du 1er septembre 2019, et ceci jusqu’au 16 septembre. Un record depuis le début de la crise il y a trois ans.

Leur objectif était alors d’empêcher la rentrée scolaire. Une réponse au gouvernement, engagé dans une opération baptisée « Back to school campaign ».

Le président Biya a convoqué cette grande consultation à l’effet de solder le passif des différents griefs que soulèvent les populations de ces régions en crise.

Les participants au dialogue national ont rendu le rapport de leurs travaux sur la situation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun. Entre autres propositions, les l’adoption d’un « statut spécial » pour ces régions déchirées par la guerre.

Ce statut spécial, s’il est appliqué accorderait plus d’autonomie à ses régions sur plusieurs plans. Toutefois, l’idée d’un retour au fédéralisme revendiquée par des séparatistes radicaux a été purement et simplement rejetée.

Redigé par: Yann Vlad Atanga

Proposer un article par courriel: [email protected], (Whatsapp) +237 679 44 90 87

Articles du même auteur