S;E Paul Biya

Le 10 septembre, le président Paul Biya annonce un Grand dialogue national qui abouti quelques jours après à la remise en liberté de 333 détenus liés au conflit séparatiste et 102 de la crise post-électoral, dont Maurice Kamto, leader du MRC.

Pour les ressortissants de la région du Sud où est originaire le chef de l’Etat, le pardon doit s’entendre à d’autres prisonniers, notamment certains « fils » du Sud, aujourd’hui écroués dans le cadre de l’Opération Epervier.

En effet, cette information est d’Essigan. Le journal révèle dans la parution du mercredi 9 octobre que, la région du Sud implore le pardon du chef de l’Etat pour la libération de ses « fils ». Un geste qui, note le journal, doit davantage décrisper le climat sociopolitique du Cameroun.

« C’est dans ce cadre que différentes notabilités de la grande forêt souhaitent que le président de la République prolonge sa logique. Ceci, aux prisonniers de l’opération épervier dont les régions du Centre, sud et Est comptent le plus gros contingent. Cette idée déjà dans les tuyaux depuis des mois, prend progressivement corps », lit-on dans Essigan.

Le président de la République est un homme de paix, confie un dignitaire du Sud au journal de Marie Robert Eloundou, et une « requête est en cours de rédaction dans ce sens », ajoute-il. « Il ne se contente pas d’en parler. Il le matérialise. La convocation du grand dialogue en est la preuve. Bien plus la libération des prisonniers au bout des travaux, ne va sans dire », poursuit-il.

«Nous voulons le supplier d’élargir les nôtres qui depuis plus d’une dizaine d’années, croupissent en prison. D’autre en sont décédés. Par ailleurs, en bon père de famille, il sait qu’ils retiennent la leçon. Notre raison avouée ici n’est pas de dire qu’ils sont innocents », conclut-il.

Redigé par: Eric Adjouda.

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