Me Amédée Dimitri Touko indique que cette présentation du parti de Maurice Kamto comme étant une formation politique violente, est une œuvre du militant du Rdpc Messanga Nyamding et du Pr Mathias Eric Owona Nguini.

Pour Me Amédée Dimitri Touko, il ne convient pas de rire lorsque Messanga Nyamding sur un plateau de télévision taxe le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), de parti violent. Il fait observer que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) parti au pouvoir avec ses satellites se sont battus pour répandre cette idée au sein de l’opinion.

«La sortie de MESSANGA NYAMDING ci-dessous, dans une des émissions phares de la RADIO TÉLÉVISION EQUINOXE, dans laquelle il justifie l’ostracisme dont est victime le Mrc, par le fait que ce parti fait peur, parce que violent, ne doit pas faire rire. En réalité cette attitude procède d’un élément de langage désormais rodé, dont l’un des inspirateurs est Mathias OWONA NGUINI. Ce cliché qui commence à irradier, a été repris par un des alliés supposé du MRC, en l’occurrence PAUL ERIC KINGUE, qui qualifie les militants ou sympathisants du Mrc de TALIBANS», écrit l’avocat.

Me Amédée Dimitri Touko ancien secrétaire régional du SDF-OUEST pense qu’en réalité, le fait de présenter le Mrc comme un parti violent, est le moyen trouvé pour pouvoir justifier, qu’on le prive systématiquement de tous les droits politiques, notamment des libertés politiques. Et pourquoi pas qu’on le suspende.

«Le caractère caricatural et excessif d’un tel propos, tant du côté du pouvoir que de l’opposition, cache mal, l’inaptitude des pourfendeurs du MRC à lui répondre sur le terrain des idées et sur le terrain politique, tant effectivement ce parti, fait peur, par sa capacité à séduire et donc à susciter l’adhésion des masses populaires», écrit-il.

L’avocat en comparant le Mrc aux entités politiques de l’opposition qui ont vu le jour aux années dites de braise, trouve que le parti de Maurice Kamto est modéré. «La fougue supposée des MRCISTES, est de loin moins » brutale » que celle qu’affichaient nos responsables et militants au SDF… Il faut rappeler pour l’histoire que des résolutions ouvertement violentes furent adoptées par le SDF dans l’optique de protester contre les abus du régime RDPC … Qui ne se souvient des résolutions sur le BOYCOTT ACTIF ? Qui ne se souvient des conflits internes au SDF qui ont coûté la vie à un militant ? On peut multiplier ces exemples», argumente l’analyste politique, par ailleurs ancien conseiller Juridique du SDF.

 

Avec Actu Cameroun

Redigé par: Yann Vlad Atanga

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