La Brigade Anti-Sardinards (BAS) dit vouloir traité avec fermeté Cabral Libii et Joshua Osih, si jamais ils prennent part, dans les conditions actuelles au double scrutin de février 2020.

Cabral Libii, président du parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) et Joshua Osih, vice-président du Social democratic Front (SDF), ont intérêt à prendre très au sérieux la mise en garde de la BAS, une organisation née spontanément au sein des diasporas camerounaises au lendemain de la présidentielle de 2018, et très hostile au régime de Paul Biya et ses affidés.

La BAS a clairement signifié que Cabral Libii et Joshua Osih devraient tomber sous le coup des sanctions s’ils prennent part au double scrutin de février prochain. Ils seront de facto frappés d’interdiction de séjour du côté du vieux continent.

Le MRC de Maurice Kamto a déjà donné sa position en indiquant qu’il n’ira pas  aux élections avec les morts qui se comptent encore dans les régions anglophones et avec un code électoral non consensuel. Mais Cabral Libii et Joshua Osih entretienne encore leurs partisans dans les nuages.

Le parti de Ni John Fru Ndi subordonne sa participation, à ce double scrutin, à la fin de la crise dans les régions anglophones. Ce qui, aux yeux de plusieurs observateurs n’est que de l’utopie. L’on se demande bien comment pourrait-on mettre fin à cette guerre en 2 mois, alors même que les résolutions  du grand dialogue national n’ont jamais été appliquées.

Cabral Libii, lui aussi continue d’entretenir le doute sur la participation de son parti. Dans une déclaration à la presse, le candidat classé 3e à la présidentielle 2018, derrière Maurice Kamto et Paul Biya, a demandé  à ELECAM d’accorder, à titre exceptionnel, un délai de 15 jours aux candidats n’ayant pas pu finir avec la constitution des dossiers. Une requête qui a été rejetée.

Redigé par: Yann Vlad Atanga

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