Le ministre de l’Administration Territoriale pense que le boycott du double scrutin de février 2020 par le MRC, n’a aucune influence sur le jeu politique, même si ce parti était officiellement classé deuxième à la dernière élection présidentielle.

Lundi 2 decembre, René Emmanuel Sadi, le ministre de la Communication et Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale, ont rencontré les medias pour leur annoncer la tenue effective des élections le 9 février 2020.

René Emmanuel Sadi a indiqué que la convocation du corps électoral est une réponse du chef de l’Etat aux attentes d’un peuple conscient et jaloux de sa souveraineté.

Face à l’attitude de certaines formations politiques qui ont boycotté ou menacent notamment de boycotter cette échéance, Paul Atanga Nji, s’est montré clair : Premièrement, il a tourné en dérision le MRC, parti de Maurice Kamto « Nous faisons face à toutes sortes d’impostures. Un parti annonce qu’il ne prendra pas part aux élections législatives et municipales dans les conditions de sécurité actuelle. Or, je me rends compte que les militants de cette formation politique ne peuvent même pas faire le plein d’une cabine téléphonique», a déclaré le super chef de terre.

Par la suite, Paul Atanga Nji a rappelé les dispositions de la loi: « Il ne s’agit pas d’un jeu d’enfant. Les dispositions légales en la matière sont claires. Elles imposent quinze jours après la convocation du corps électoral à chaque parti politique pour déposer ses listes de candidature. Aucun parti n’est exempt du respect de cette règle. L’on ne peut pas demander une chose et son contraire. L’on ne peut demander aux pouvoirs publics de violer la loi en la matière. Celle-ci s’impose à tous les acteurs électoraux qui devaient travailler en fonction du calendrier électoral, et notamment du fait qu’au bout de deux prorogations, en ce qui concerne les municipales, il allait désormais être difficile de demander une nouvelle prorogation»,a noté le ministre face aux journalistes. Des propos vraisemblablement adressés à Cabral Libii, président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN).

Le jeune opposant a en effet, demandé, sans succès, à Elecam, « à titre exceptionnel » un nouveau délai de 15 jours pour le dépôt des listes de candidatures.

Sur le rôle des autorités administratives accusées d’avoir favorisé les candidats d’un parti politique (RDPC), Paul Atanga Nji a levé toute équivoque : « Ces récriminations ont été portées à notre attention. Les candidats du parti mis en cause avaient-ils une mention qui indiquait leur appartenance à cette formation politique ? Je ne pense pas. Tous les candidats présentaient des pièces de dossiers qui exigeaient un minimum de vérifications. Ceci s’imposait à tous les partis politiques ».

Redigé par: Eric Adjouda.

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