Garga Hamman Adji

Il n’y a pas de véritables partis d’opposition dans le grand nord tout simplement parce que ces derniers attendent que le pouvoir qu’Amadou Ahidjo avait donné à Paul Biya, retourne dans le Grand-Nord.

Quand on remonte le cours de l’histoire politique du Cameroun depuis l’avènement de la démocratie, on se rend vite compte que les partis créé ou dirigé par les leaders politiques ressortissants du Grand-Nord, n’ont jamais pris une part active dans la conquête du pouvoir.

Autrement dit, ceux-ci n’ont jamais véritablement inquiété le RDPC. Qu’il s’agisse de l’UNDP de Bello Bouba, de l’ANDP de Hamadou Moustapha, de l’ADD, de Garga Hamman Adji, de l’UPR de Antar Gassagay, ou du MDR de Daikolé Dassala, les partis du Grand-Nord, sans exception sont ou ont été des alliés du pouvoir actuel. Mais il ne s’agit pas pour autant d’une alliance idyllique comme d’aucun peuvent penser. Cette alliance est plutôt stratégique. « Ils accompagnent Paul Biya, le temps qu’il remette le pouvoir là ou l’avait pris ». C’est-à-dire au Grand-Nord.

Cette nouvelle est bien répandue, surtout dans cette zone du pays, où beaucoup, faisant fi du changement de paradigme, pense que la dévolution du pouvoir se fera de gré à gré. C’est sans doute pour cette raison que tout le remous sociopolitique qu’a connu le Cameroun, le Grand-Nord a été le moins concerné. Villes mortes, émeute de la faim, crise post-électorale…

Certes, on peut dire qu’à sa création, l’UNDP à donner du fil à retordre au régime de Biya, notamment avec un nombre impressionnant de député à l’Assemblée national en 1992. Cependant, force est de reconnaître qu’elle venait d’être arrachée des mains de son géniteur Samuel Eboua, qui avait usé de de son aura pour hisser l’UNDP au firmament. Il est également vrai que l’absence du SDF à ces élections y était également pour quelque chose. Sans coup férir, Bello Bouba, fraîchement rentré de son exil, opte en lieu et place de la conquête du pouvoir, de faire alliance avec le RDPC, contre quelques strapontins.

Les brouilles du partage des portes feuilles, créée un éclatement au sein de l’UNDP, d’où naîtra l’ANDP d’HAmadou Moustapha. Plus tard Issa Tchiroma quittera lui aussi l’ANDP pour créer son parti. Malgré les querelles intestines, ils sont tous des alliés du gouvernement qui en retour leur a toujours ménagé pour eux des portefeuilles ministériels entre autres.

 

Avec 237online.com

Redigé par: 237 Actu

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