Le porte-parole de la plateforme "Offre Orange", mutée en parti politique, s’dresse implicitement à Maurice Kamto, quand il pense qu’il faut aller chercher une masse critique électorale auprès des électeurs.

Maurice Kamto, leader du MRC, avait annoncé que son parti ne participerait pas aux élections législatives et municipales du 9 février 2020. "J’appelle les électeurs à rester chez eux et à ne pas aller voter ", avait-il déclaré au cours d’une conférence de presse donné au siège de son parti à Yaoundé.

L’opposant qui continue de revendiquer sa victoire à la dernière élection présidentielle camerounaise, avait égrené le chapelet d'un certain nombre de griefs ayant motivé sa décision, notamment la guerre dans le NOSO, et le code électoral "taillé sur mesure", pour la victoire d’un seul parti, le RDPC.

La décision de l'avocat-politicien ne fait évidemment pas des heureux au sein de la classe politique camerounaise.p

Pour Hilaire Kamga, dont le parti est engagé dans ces consultations, il est hors de question qu'un parti (MRC) participe à une élection présidentielle avec la crise dans le NOSO, et brandissent aujourd’hui la même crise pour boycotter les législatives et municipale. "Si vous ne pouvez pas avoir la masse critique électorale nationale, vous allez la chercher localement... ", a soutenu sur ABK radio le spécialiste des questions électorales.

Même son de cloche pour Joshua Osih, « Je suis aveuglément surpris d'entendre aujourd'hui que Maurice Kamto est soucieux de la cause anglophone. Pourtant en 2018, lors des élections présidentielles, Akere Muna, Franklin Ndifor, et moi-même, avons exigé qu'il n'y ait pas d'élections avant la fin de la crise, ils nous ont dit que l'élection présidentielle est la solution à la crise », s’etait pour sa part étonné le premier vice-président du SDF.

Redigé par: Yann Vlad Atanga

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