La célèbre avocate camerounaise, Me Alice Nkom, ne compte pas se plier aux injonctions du ministre Paul Atanga Nji.

Le super chef de terre a tenu hier à Yaoundé un discours, presque dans un ton martial, c’était à l’occasion de la première conférence semestrielle des gouverneurs des régions à Yaoundé. En toile de fond, le double scrutin législatif et municipal de 9 février prochain et l’appel au boycott lancé par certains acteurs de la scène politique.

Paul Atanga Nji a premièrement rassuré l'opinion publique nationale et internationale sur l'effectivité des élections législatives et municipales sur l'étendue du territoire national.

A ceux là qui appellent au boycott, le membre du gouvernement s’est montré clair : Refuser d’aller à une élection, c’est afficher un comportement anticonstitutionnel et antirépublicain. « ils sont libres de participer ou de ne pas participer à une élection. Par contre, ce qui est inacceptable et intolérable, c’est de dire par exemple que « je n’irai pas aux élections et je ferai tout pour empêcher les autres Camerounais d’exercer leur droit de vote le jour de scrutin», a souligné celui qui commande l'Administration Territoriale camerounaise depuis le 2 mars 2018.

Face à de tels comportements rétrogrades et obscurantistes, a averti le membre du gouvernement, « Les muscles de l’Etat se mettront en branle et toute velléité de désordre venant de quiconque, indépendamment de son statut social, sera traitée avec fermeté et conformément aux lois de la République».

Une déclaration qui ne semble pas faire fléchir Me Alice Nkom, actrice du boycott. Sur radio Balafon ce matin, la première femme avocate d'expression française au barreau du Cameroun à presque narguer monsieur le ministre « Je n'irai pas voter et je vais prôner le boycott, Atanga Nji n'a qu'à venir m'arrêter», a-t-elle lancé.

Redigé par: Eric Adjouda.

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