Me Agbor Balla

Une soixantaine d’organisations de défense des Droits de l’Homme et des organisations de la Société civile dénonce par ailleurs le musellement de l’enseignant et avocat au Barreau du Cameroun.

Des Organisations de la Société Civile nationales, régionales et internationales des droits de l’Homme et des Défenseurs des droits de l’Homme, menacent de trainer l’Etat du Cameroun devant les juridictions régionales (africaines) ou internationales, compétentes en matière des Droits de l’Homme, si Me Félix Agbor Nkongho, limogé de l’Université de Buea (Sud-ouest) le 6 mai 2020, n’est pas réintégré à son poste.

Dans une déclaration conjointe le jeudi 14 mai 2020, 65 Organisations de la Société Civile nationales, régionales et internationales des droits de l’Homme et des Défenseurs des droits de l’Homme, sous la coordination du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC), fustigent la cessation arbitraire du contrat de Me Félix Agbor Nkongho par l’Université de Buea, sur instruction du Ministre de l’Enseignement Supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo.

Elles dénoncent une «décision purement politique», et appellent les Nations Unies, l’Union Africaine, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, d’œuvrer pour la réintégration du Directeur du Centre pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique.

L’ONG Human Rights Watch avait au préalable dénoncé cet acte du gouvernement, en regrettant que des sujets politiques soient censurés en milieu universitaire. Il est reproché à Me Félix Agbor Balla d’avoir soumis à ses étudiants de première année, un sujet ayant trait à la crise anglophone.

Redigé par: 237 Actu

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