Le Cameroun, de concert avec la communauté internationale, a célébré le 16 mai 2020 la Journée internationale du vivre-ensemble instaurée le 8 décembre 2017 par l’Assemblée générale des Nations unies. Une manière d’inviter les nations à la tolérance, au respect des particularismes afin « de vivre et d’agir ensemble, unis dans la diversité ».

Cette 3e édition offre l’occasion à la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) de rappeler à la conscience nationale les acquis du Cameroun en matière de vivre-ensemble.

Son président, l’ancien Premier ministre Peter Mafany Musonge, dans un communiqué signé le 14 mai, note que « ces acquis sont constitués de la richesse inestimable que recèle notre diversité ethnique, linguistique, socioculturelle, géographique et religieuse ».

Parmi les menaces susceptibles de contrarier ces précieux acquis, le président de la CNPBM identifie les discours haineux, la stigmatisation collective de certaines communautés, l’instrumentalisation des identités et des particularismes ou les mauvaises interprétations récurrentes des textes et réalités qui encadrent notre vivre-ensemble.

Toutes choses qui ont par exemple exacerbé les revendications des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest conduisant ainsi à l’éclatement de la crise anglophone en 2016. D’où la création par le président de la République de la CNPBM dans l’optique de maintenir la paix, de consolider l’unité nationale du Cameroun et de faire du vivre-ensemble une réalité quotidienne. C’est dans cette logique que s’inscrivent les colloques, les campagnes de sensibilisation et les descentes sur le terrain organisés depuis sa création.

 

 

Redigé par: 237 Actu

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