Pour Edith Kah Walla, la stratégie de Maurice Kamto de poursuivre avec le hold-up électoral n’est pas la bonne option, il faut plutôt envisager une révolution « non violente » qui va balayer le régime en place.

La présidente du Cameroon People’s Party (CPP) ne cache plus son envie de voir le peuple descendre dans les rues pour faire fuir le dirigeant camerounais. Mais avant cela, le MRC de Maurice Kamto doit accepter de tourner la page de la présidentielle 2018. Et ensuite, toutes les forces vives du Cameroun (partis politiques, société civile, Eglises… ) doivent se mettent ensemble pour créer la masse critique.

Kah Walla pense en effet que la méthode qu’emploie le MRC de Maurice Kamto pour conquérir le pouvoir est obsolète. D’après elle, l’élection présidentielle étant terminée, il faut rapidement retourner la page du « Holp-Up électoral » et envisager une autre option qui pourrait mettre à mal le régime en place.

«L’enjeu actuellement est national… Si vous restez dans la position du « président élu » vous n’allez pas rassembler les forces vives », soutient d’un ton dur l’activiste politique.

Bien connue pour son franc-parler et son intransigeance, Kah Walla ne tourne en rond pour faire savoir que la stabilité du Cameroun passe désormais par le départ  de Paul Biya, 87 ans dont 38 à la tête du pays.

Dans son argumentaire, l’initiatrice du « vendredi en noir» et du mouvement  « Stand Up for Cameroon » explique que le régime Biya doit être balayé par une révolution « non violente» à l’image du Soudan, l’Algérie ou encore du Burkina-Faso.

En clair, Kah Walla laisse entendre que tant qu’on va continuer à poser le problème en termes de personnes au lieu de le poser en termes de refondation de la Nation, Il serait très  difficile de vaincre cette dictature féroce. « Aucun mouvement seul, ne peut réussir le projet de mettre fin à ce régime», estime la femme politique.

Redigé par: Eric Adjouda.

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