Fotsing Nzodjou

Fotsing Nzodjou a raconté comment il a failli perdre la vie, alors qu’il revenait d’un déplacement à l’Ouest du pays. Suivi par des personnes inconnues dès son arrivée à Douala, le militant actif du MRC dit avoir eu la vie sauve grâceaux couloirs de son quartier qu’il maîtrisait parfaitement

Voici son effroyable histoire

J'ai eu la vie sauve hier grâce aux couloirs maîtrisés du quartier

Alors que je rentrai de ma tournée à l'ouest ou j'échangeais avec les jeunes sur les projets, et que cela était annoncé en public, c'est à 23h 30 que j'arrive à Douala par un bus de transport en commun. Une fois à l'entrée de chez-moi, j'ai emprunté une moto pour parcourir les presque un kilomètres mètres qui sépare la maison du goudron

Surpris, loin derrière moi, une grosse moto me suivait avec deux hommes portant des casques. Ayant soupçonné des gestes bizarre après qu'ils aient emprunté le même couloir que moi, je demande au mototaximan qui me transportait de virer plutôt du côté opposé pour garer plus loin, il refusa en me rappelant qu'on arrache les motos au quartier, et qu'il me tuera si mon projet est d'arracher sa moto.

Prix de peur, alors que l'autre moto nous suis, je lui demande alors d'accélérer, ce qu'il fera.

Il me laisse ainsi devant la barrière après le dernier virage, je constate qu'il n y a personne derrière moi cette fois. Les suiveurs semblent être absents. Restant assis sur la moto par peur, je fouille ma poche puis sors l'argent pour payer le transporteur. Il s'en va, personne ne passe, je suis un peu rassuré.

Courant vers le portail pour entrer à la maison, malheureusement, celui ci est déjà formé. Il fallait fouiller le sac pour trouver le trousseau de clé bloqué au fond. Quand je me courbe ayant déposé le sac au sol pour fouiller, une moto arrive à vitesse et le monsieur de dernière saute directement et cours vers moi.

J'abandonne brusquement le sac et me sauve dans les couloirs du quartier tandis que mes effets, téléphones et autres sont déversés au sol.

Après quelques 100 mètres de poursuite, il me lance ces mots. "La prochaine fois je t'aurai"

Ayant traversé la passerelle du quartier, trempé dans la boue, je constate à nouveau que personne n'est derrière moi. Je contourne le quartier pour revenir tout doucement vers la maison, par surprise, mon sacs est encore là avec tous mes effets éparpillés. Je récupère certains et j'entre précipitamment à la maison. Il est 00h

J'alerte quelques amis et frères de l'aventure avant de me coucher. Je n'ai pas retrouvé le sommeil depuis, mais je reste confiant.

C'est ce matin que je suis allé ramasser le reste dans la pluie comme vous voyez sur la photo.

On se retrouve dès 11h au siège de l'association Club Afrique Vision pour l'étude de vos projets. Je vous ai promis une écoute et orientation entrepreneuriales ce jour, malgré tout je vais tenir à ma promesse.

Les lâches meurent plusieurs fois avant leur mort. Les braves ne goûtent jamais la mort qu'une fois.

Fotsing Nzodjou

Bon week-end la famille.

Redigé par: Yann Vlad Atanga

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